Protéines alternatives : les injonctions paradoxales des consommateurs

S’ils sont de bonne volonté, les consommateurs regardent toutefois les nouvelles sources de protéines avec une grande prudence… Un colloque du Groupe Proteines et Nutrition se tenait le 30 novembre pour débattre de cette thématique.

Le consommateur est passé maître dans l’art du paradoxe, sachant réclamer ici de "manger plus de protéines végétales et moins de viande" tout en réclamant des "produits plus locaux et moins transformés". Ce sont ces injonctions paradoxales qui étaient au centre du colloque organisé le 30 novembre par le Groupe protéines et nutrition. « S’il y a un fort intérêt des consommateurs pour les protéines alternatives, le principal défi qui reste à surmonter est bien celui du goût », expliquait Gaëlle Pantin-Sohier, directrice de la chaire AAPRO, à l'université d’Angers.