De véritables bioraffineries

Au-delà de ce problème de rentabilité des distilleries, le détournement de la masse des coproduits vers l’épandage et la méthanisation représenterait une perte de valeur ajoutée globale. En effet, les distilleries vinicoles sont déjà des bioraffineries. Qu’on en juge : elles transforment les pulpes de raisin en aliments du bétail ou amendements organiques, les pépins en huile, les polyphénols en colorants et tanins pour l’industrie alimentaire, l’alcool à plus de 92% en éthanol-carburant, et les marcs séchés et vinasses en bio-gaz, a indiqué Claire Douence, directrice de l’UNDV.