Réforme la Pac/Environnement

La vraie négociation a commencé

Que ce soit au niveau des ministres ou de leurs experts, la vraie négociation sur la Pac après 2013 a bel et bien commencé. Sous la pression d’un regroupement de pays plus ou moins cohérent ou du Danemark, qui exerce la présidence de l’UE jusqu’à fin juin, la Commission européenne a ainsi été amenée à ouvrir elle-même des pistes de compromis sur le verdissement des paiements directs ou sur la définition de l’ « agriculteur actif » qui a droit à ce soutien. Les travaux se poursuivront essentiellement au niveau technique sous la présidence de Chypre, au cours du deuxième semestre. L’Irlande prendra le relais, et c’est à l’issue de cette présidence qu’un compromis pourrait être dégagé, après entente avec le Parlement européen qui a le pouvoir de codécision. Ce compromis pourrait être finalisé après que les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-sept soient parvenus vers le mois d’avril 2013 à un accord sur le financement de l’Union pour la prochaine période de programmation de sept ans. À temps pour que la Pac nouvelle entre en application début 2014. Un tel scénario est toutefois jugé trop optimiste par certains, qui n’excluent pas un report d’un an de cette échéance.
«Il y a un consensus sur les principes des propositions de la Commission sur les paiements directs », a commenté la présidence danoise de l’UE à l’issue d’un nouveau tour de table ministériel sur la réforme de la Pac, le 26 avril. « Mais beaucoup ont des préoccupations compréhensibles face au risque de bureaucratie accrue et à la prise en considération insuffisante des différences nationales et régionales. Il y a un souhait général pour une simplification et pour que certains des régimes de soutien soient optionnels ».