Le Parlement européen a validé, le 27 novembre, la nomination de la nouvelle Commission européenne qui pourra donc prendre ses fonctions, comme prévu, dès le 1er décembre. Pour son deuxième mandat à la présidence, l’équipe d’Ursula von der Leyen a recueilli la plus faible majorité jamais obtenue par une Commission (370 voix contre 282 et 36 abstentions). Les groupes politiques se sont affrontés sur la vice-présidence accordée à l’Italien Raffaele Fitto (Cohésion des territoires), membre du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni ainsi que contre la vice-présidence confiée à la socialiste espagnole Teresa Ribera (transition verte et concurrence), jugée responsables des inondations mortelles qui ont frappé Valence. Résultat : des votes en ordre dispersé chez les Verts dont la moitié s’est prononcée pour et l’autre contre ou s’est abstenue. Situation similaire chez les conservateurs d’ECR. La plupart des sociaux-démocrates ont voté pour, mais certains sont sortis du rang : les socialistes français ont voté contre et les Allemands se sont abstenus. Au PPE (droite), première force politique européenne, seuls les Espagnols ont voté contre.
Lors du discours qu’elle a tenu avant le scrutin, Ursula von der Leyen a rappelé que sa priorité serait la compétitivité européenne. Les agriculteurs « méritent d’être traités sur un pied d’égalité et que leur travail acharné soit récompensé. Nous devons veiller à ce qu’ils bénéficient d’un revenu équitable et suffisant. Qu’ils bénéficient des incitations adéquates pour contribuer à la protection de notre nature », a-t-elle souligné. Le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen sera chargé de présenter dans les 100 premiers jours du mandat une Vision sur l’avenir de l’agriculture de l’UE suite à l’exercice de dialogue stratégique mené plus tôt cette année.