La tomate marocaine envers et contre tout
La très rude sécheresse qu’a connue le royaume chérifien depuis sept ans, et qui a pris fin cet hiver, a mis en lumière la place stratégique de la tomate dans les politiques agricoles marocaines. Alors que les productions locales de grains et d’élevage ont subi de très lourds revers, faute d’eau, la tomate n’en finissait plus de battre des records d’exportation, notamment en Europe. Portée par le plan Maroc vert, elle génère désormais plus d’un milliard d’euros de recettes et fait vivre des dizaines de milliers de producteurs et de salariés, notamment dans la région du Souss-Massa et celle de Dakhla. Face aux surexploitations des aquifères, provoquées notamment par un développement mal maîtrisé du goutte-à-goutte, le pouvoir mise sur le dessalement d’eau de mer. Son coût très élevé devrait le réserver aux productions à forte valeur ajoutée comme la tomate. Le géant Azura en est l’un des pionniers au Maroc.
Le 12 février, devant la Chambre des représentants marocains, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, annonçait que les précipitations enregistrées pendant l’hiver avaient été supérieures de 95 % à celles de l’année précédente, permettant le remplissage des barrages. Nizar Baraka annonçait tout simplement la fin de la sécheresse qui sévissait depuis sept ans dans le royaume chérifien.
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