Indicateur beurre-poudre : une absence qui pèse
Cela fait cinq ans que la filière laitière ne s’est plus mise d’accord sur le calcul de l’indicateur beurre-poudre. Le dossier est devenu un point de blocage majeur au sein de l’interprofession, alimentant la crise de gouvernance à l’automne dernier. Pourtant, cet outil technique est essentiel au calcul du prix du lait payé à l’éleveur, et donc à la fluidité des relations commerciales entre les organisations de producteurs et les transformateurs. Son absence laisse libre cours à des négociations au coup par coup, dans lesquelles le rapport de force est souvent défavorable aux éleveurs.
Cela fait désormais cinq longues années que la filière n’est plus parvenue à s’entendre sur le calcul de l’indicateur beurre-poudre. La question est devenue un véritable serpent de mer au sein du Cniel. Après une lourde crise de gouvernance à l’automne, l’interprofession est devenue mutique sur le sujet, devenu polémique et politique, d’autant plus que la conjoncture des marchés est devenue baissière.