Décryptage

Label bas-carbone en grandes cultures : tout reste à construire

Après l’élevage et l’arboriculture, le ministère de la Transition écologique a validé, fin août, une méthode de production Bas carbone pour les grandes cultures, sur laquelle les instituts techniques et Agrosolutions (InVivo) planchaient depuis 18 mois. Cette approbation pose un jalon essentiel pour le marché français du carbone agricole, mais marque surtout le lancement d’un chantier d’envergure pour les start-up, les associations spécialisées, les chambres, et les coopératives. Des acteurs qui devront convaincre les agriculteurs de s’engager, et les aider à monter leurs projets, tout en trouvant des débouchés pour les crédits générés.

Céréales, oléoprotéagineux, cultures industrielles, semences : « Tout ce qui est en rotation dans une parcelle est concerné par la méthode », résume Baptiste Soenen, chef du service Agronomie, économie, environnement au sein de l’institut technique des grandes cultures, Arvalis, et premier auteur de la méthode bas-carbone en grandes cultures. Une méthode très attendue par la profession, que le ministère de la Transition écologique a officiellement validée fin aout, après dix-huit mois de travail mené par Arvalis aux côtés de l’ITB, d’Agrosolutions (In Vivo), et de Terres Inno