Syndicalisme

Le rapport Perruchot critique le financement « opaque » du syndicalisme français

Consacré au financement du syndicalisme patronal et salarié français, le rapport du député (Nouveau Centre) Nicolas Perruchot avait fait grand bruit pour avoir été interdit de publication. Révélé par l’hebdomadaire Le Point le 16 février, il épingle les « mécanismes de financement des organisations syndicales et professionnelles qui sont structurellement opaques, non par souci délibéré de cacher quoi que ce soit, mais en raison de modalités d’organisation qui leur sont propres. » Comme les autres, la FNSEA se trouve sous le feu de critiques, notamment liées à l’importance et au manque de clarté des ressources autres que les cotisations d’adhérents. Principales sources manquant de clarté : les fonds décidés paritairement dans le cadre du dialogue social, les subventions émanant de l’Etat ou des relations avec les chambres d’agriculture ou encore les reversements d’indemnités comme celles du Conseil économique et social.
Nicolas Perruchot utilise le terme d’incongruités dans son rapport révélé le 16 février sur le financement du syndicalisme français. C’est d’abord l’incongruité « d’un évident déficit de représentativité d’organisations dont l’essentiel des ressources est parfois déconnecté des cotisations de leurs adhérents. » Pour les organisations agricoles, la FNSEA (200 000 adhérents selon le rapport) aurait un montant net de cotisations de 6,16 millions d’euros, ne finançant ainsi que 30% de ses ressources.