Enquête

Légumes : le retour du désherbage manuel

Il n’est plus l’apanage du bio. Face au manque de solutions chimiques en agriculture conventionnelle, de plus en plus de producteurs de légumes en plein champ (carottes, mâches, haricots, poireaux…) n’ont plus d’autres choix que de recourir à une main-d’œuvre manuelle pour désherber les parcelles. Très coûteux, le phénomène inquiète particulièrement dans un contexte de difficultés prégnantes de recrutement de salariés et de distorsions de concurrence sur certaines molécules. Très attendues, les nouvelles technologies de désherbage (mécanique, électrique, laser…) doivent encore être affinées avant de prendre massivement le relais.

Encore impensable il y a dix ans, le désherbage manuel est devenu une pratique courante, voire systématisée pour certaines productions de légumes. À l’image de la carotte ou de la mâche, les cultures semées avec peu d’espacement sur le rang sont les plus touchées. En cause, les retraits de plus en plus nombreux de matières actives. « Depuis 2018, plusieurs produits ont été réévalués et reclassés.