Europe

Une majorité d’Etats pour réduire la volatilité des prix agricoles

Une majorité d’Etats membres estime que l’orientation de l’agriculture européenne vers le marché est suffisante et que l’UE ne dispose pas d’outils suffisamment performants pour lutter contre la volatilité des marchés. Ce constat a pu être fait à l’issue du long échange de vues que les ministres de l’agriculture de l’UE ont eu le 22 février à Bruxelles sur les mesures de gestions dans la Pac après 2013. Ce débat a aussi fait ressortir les divergences habituelles entre les pays les plus libéraux et les autres. L’éventail va de la France qui prône une « régulation forte et moderne » à la Suède qui préconise l’abolition de « toutes les mesures de marché pour les remplacer par des solutions privées ». L’Espagne va maintenant engager des travaux au niveau des experts des Vingt-sept en vue de parvenir avant la fin de la présidence de l’Union à des conclusions sur ce thème.

Dans une note destinée à structurer le débat des ministres (1), la présidence espagnole de l’UE juge nécessaire, compte tenu de la volatilité des prix, de maintenir au-delà des 2013 des mécanismes de marché qui, comme aujourd’hui, jouent le rôle de filet de sécurité. Elle propose aussi de réfléchir à deux autres instruments – assurance revenu, caisses mutuelles – qui pourraient être mis en place parallèlement.