Agri Lab Leverage vient de lever 1,6 M€ pour faire passer à l’échelle industrielle son process de transformation des coproduits de la première transformation en alternatives aux additifs alimentaires pour les boissons et compotes.
Alors que les industriels de l’agroalimentaire cherchent à se passer des additifs, la start-up lyonnaise Agri Lab Leverage a trouvé une solution. « Nous utilisons les drêches de betterave et de pomme pour extraire la pectine qui nous sert de base pour obtenir notre auxiliaire technologique Protextra », explique Céline Domerc, PDG d’Agri Lab Leverage.
Cet ingrédient biosourcé est une alternative aux antioxydants et acidifiants généralement utilisés dans les boissons et les produits semi-liquides, c’est-à-dire les jus de fruits, sodas, thés aromatisés, compotes et purées de fruits. Avec un avantage en plus pour les utilisateurs : s’agissant d’un auxiliaire technologique, le produit disparaît dans le produit fini et n’est donc pas indiqué dans la liste des ingrédients.
« Protextra est le fruit d’un process très vertueux d’un point de vue environnemental puisque nous utilisons des coproduits de betterave et de pommes à très faible valeur, valorisés essentiellement en nutrition animale et biométhanisation. Il s’agit de produits locaux, transformés localement grâce à une process très peu consommateur d’eau », souligne Céline Domerc. Les pulpes de végétaux sont récupérées à l’état humide par Agri Lab Leverage, éliminant ainsi l’étape de la dessiccation,gourmande en énergie.
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En novembre 2024, Agri Lab Leverage a réalisé sa première levée de fonds de 1,6 M€ : 900 K€ en capital et le reste en subventions et dettes. Foodara (réseau Angelor), UTC Alumni & Side Angels, PSBA (Plateau de Saclay BA), Femmes BA et TimeToAct Capital ont participé à cette opération d’amorçage.
Grâce à ce financement, la start-up lyonnaise compte passer du laboratoire à l’échelle industrielle. La société, qui est capable de produire 1 kilo de son ingrédient veut arriver à produire 10 tonnes par an, et donc maîtriser cette montée en puissance. Pour cela, elle va utiliser une plateforme d’extraction végétale existante, sans pour l’instant investir dans son propre outil de production. « A partir de la fin 2025, nous prévoyons de lancer la commercialisation de notre produit, avant d’envisager une deuxième levée de fonds mi-2026 pour financer notre propre site de production », prévoit Céline Domerc.