Le Royaume-Uni met les moyens financiers pour conserver son leadership dans le secteur des protéines alternatives. Le UK Research and Innovation (UKRI) vient d'accorder un financement de 15 M£ au nouveau centre Centre national d'innovation en protéines alternatives (NAPIC). Les partenaires de ce centre, à savoir des chercheurs des institutions de recherche et de nombreuses parties prenantes britanniques et internationales s'étaient déjà engagés à hauteur de 23 M£ de co-investissement en plus du financement de l'UKRI.
Le Conseil de recherche en biotechnologie et sciences biologiques (BBSRC) du UK Research and Innovation (UKRI) et Innovate UK ont annoncé le 28 août 2024 un investissement de 15 M£ (17,85 M€) dans le nouveau Centre national d'innovation en protéines alternatives (NAPIC). Ce centre est le fruit d'une collaboration entre des chercheurs des institutions de recherche de l’Université de Leeds, de l'Institut James Hutton, du Collège impérial de Londres, de l'Université de Sheffield, « et plus de 100 parties prenantes britanniques et internationales collaborent déjà avec NAPIC, notamment des petites et moyennes entreprises, des multinationales, des universités et des partenaires du tiers secteur. Ces partenaires ont engagé 23 M£ de co-investissement en plus du financement de 15 M£ de l'UKRI », est-il précisé.
Renforcer la position du Royaume-Uni
La création du NAPIC vise à stimuler la recherche et l'innovation et ainsi renforcer le secteur des protéines alternatives au Royaume-Uni. « Il transformera les idées en réalité et renforcera la position du Royaume-Uni en tant que leader sur ce marché mondial en pleine expansion », indique le communiqué.
Le NAPIC a vocation à couvrir l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en protéines alternatives, en soutenant l’innovation dans les protéines végétales, les viandes cultivées en laboratoire, les algues et les insectes, afin de répondre de manière durable aux besoins croissant de la population mondiale à l’horizon 2050. « La science et l'innovation soutenues par NAPIC rassembleront des entreprises, des organismes de bienfaisance, des chercheurs universitaires et des parties prenantes plus larges pour couvrir l'étendue de l'industrie des protéines alternatives au Royaume-Uni et dans le monde, des protéines d'origine végétale aux nouveaux produits alimentaires créés en laboratoire », explique encore le communiqué.
Selon une analyse de Green Alliance, l'industrie britannique des protéines alternatives pourrait valoir 6,8 Mrd£ par an et créer environ 25 000 emplois d'ici 2035. Le centre financé par l'UKRI aidera le Royaume-Uni à exploiter ce potentiel.