Légumes d’industrie : Bonduelle renoue avec les bénéfices, prudence pour la suite
Dans un communiqué de presse du 5 octobre, Bonduelle annonce avoir bouclé son exercice 2025-2026 avec un bénéfice net de 16,2 M€ contre une perte nette de 11,5 M€ l'exercice précédent. Le résultat net est en progression de 27,7 M€ malgré un résultat opérationnel courant en baisse de 5% (marge opérationnels à 3,6%). Ce redressement du bénéfice, après deux années de baisse, s’est effectué malgré un chiffre d’affaires en recul de 0,8% (2,18 Md€). « Notre groupe a été confronté aux effets des importations non régulées de maïs chinois, qui ont pesé sur les volumes et les prix de vente, à la hausse des coûts de l’énergie, ainsi qu’à une canicule exceptionnelle ayant fortement affecté les rendements agricoles de la récolte 2026 », analyse Xavier Unkovic, directeur général. Sur le périmètre européen, l’activité « conserves » enregistre une croissance de 1,5%, et celle « surgelés », de 2,1%. Les salades traiteur reculent de 0,4% sous l’effet de la concurrence et de pertes de référencements. Pour l’exercice commencé en juillet, Bonduelle ne donne pas de chiffres, mais évoque un contexte toujours marqué par la forte incertitude agricole et géopolitique. Le groupe entend maintenir « ses efforts sur le maintien de sa rentabilité et l’amélioration de ses fondamentaux financiers ».
Vin/bière : la fille du fondateur de Castel remporte une victoire à Singapour, le DG minimise
Romy Castel, fille unique du fondateur du groupe Castel, a remporté le 2 octobre devant la justice singapourienne une victoire dans la bataille pour le contrôle de ce géant du vin français et de la bière africaine, dont l’actuel directeur général réfute la portée. La Haute Cour de Singapour a confirmé la révocation du Suisse Gregory Clerc, directeur général du groupe depuis 2023, de son mandat d’administrateur d’Investment Beverage Business Management (IBBM), l’une des principales entités de cet empire tentaculaire aux 40.000 employés. Cette éviction, votée en février en assemblée générale, était contestée par l’intéressé. «Cette décision met fin à huit mois d’efforts de M. Clerc pour se maintenir à tout prix au sein d’IBBM, la holding du groupe, où il ne dispose d’aucune légitimité», s’est félicitée dans un communiqué Mme Castel qui espère, en cascade, le démettre de la direction générale de DF Holding, structure luxembourgeoise chapeautant les trois principales entités opérationnelles: Castel Vins, Castel Afrique et la filiale agro-industrielle Somdia. Mais l’entourage de M. Clerc a immédiatement répondu que cette décision «ne modifie en rien la gouvernance opérationnelle du Groupe Castel» car «IBBM n’est pas la société mère du groupe Castel» (détenu par des trusts, qu’IBBM conseille) et une démarche a été engagée pour la remplacer par «un nouveau gestionnaire de fonds professionnel, pleinement indépendant et agréé». Dans un communiqué, le conseil d’administration de DF Holding, et celui de sa maison-mère Cassiopée ajoutent «réitérer leur entière confiance à Gregory Clerc dans sa mission de directeur général».
Kiwi : Zespri prévoit une forte hausse des volumes de Sungold dans l’hémisphère nord
Le distributeur néo-zélandais Zespri prévoit une production d’environ 28 millions de barquettes (99 000 tonnes) de kiwis jaunes Zespri Sungold dans l'hémisphère nord, soit une hausse de 16 % par rapport à la saison précédente, selon un communiqué du 5 octobre. Cette progression repose principalement sur la croissance de la production en Italie, soutenue par une augmentation de la superficie de production et des rendements élevés. Le pays devrait produire environ 24 millions de plateaux, soit 85 000 tonnes, soit une hausse de 18 % par rapport à 2025. En France, la production est attendue autour de 1,7 million de plateaux (6 000 tonnes), un volume similaire à celui de la saison dernière malgré des conditions météorologiques difficiles tout au long de l’année. Parallèlement, le distributeur néo-zélandais prévoit d’acheter environ 8 millions de barquettes de kiwis verts Zespri. Ces prévisions interviennent après une saison marquée par des conditions météorologiques très variables dans plusieurs régions de production de l'hémisphère nord. Malgré des épisodes de fortes chaleurs en Italie et des phénomènes météorologiques localisés dans certaines régions de France, le développement global des cultures est resté « favorable », souligne Zespri.
Agtech : cinq ans après ses débuts, quel bilan pour les lauréats de Négoce-Up
Cinq ans après la première édition du challenge Négoce-Up’ qui rapproche les acteurs de l’innovation agricole et les négoces de terrain, les organisateurs ont fait le point sur ce que sont devenus les lauréats. Sur les 17 binômes primés ces quatre dernières années, douze ont répondu au questionnaire : cinq projets sont aujourd’hui en phase pilote, quatre sont en déploiement et trois sont terminés. Un bilan qui confirme que « le challenge n’est pas un concours de pitch mais bien une rampe de lancement opérationnelle ». Au cumul, cela représente plus de 860 agriculteurs touchés par les solutions des candidats et près de 16 000 ha de déploiement opérationnel sur les exploitations partenaires. Pour 67 % des candidats interrogés, la dotation reçue (15 000 € pour les gagnants Charrière Distribution et IAdivsor en 2025) s’avère « déterminante pour la suite » : « Sans elle, le projet ne s’allume pas. » Parmi les autres atouts de ce challenge cités par les candidats : la visibilité, la mise en réseau et l’expertise… sans oublier la possibilité de déclencher des « partenariats commerciaux », d’« ouvrir les portes d’autres négoces » et d’ « accélérer la commercialisation » de l’outil déployé. (Anne Gilet)
Grande distribution : le Conseil d'Etat valide le PSE d'Auchan annoncé fin 2024
Le Conseil d'Etat a annulé le 2 octobre deux décisions qui invalidaient le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) annoncé fin 2024 par Auchan, confirmant la légalité de ce PSE contestée par la CGT et FO, selon sa décision consultée par l'AFP. En janvier, la cour administrative d'appel de Douai (Nord) avait confirmé l'invalidation de ce PSE prévoyant près de 2400 suppressions de postes, décidée quelques mois plus tôt par le tribunal administratif de Lille. Auchan s'était ensuite pourvu devant le Conseil d'Etat. Réagissant dans un communiqué, Auchan Retail a salué une décision qui « confirme la validité de la procédure engagée dans le cadre du PSE », rappelant qu'il avait fait l'objet « d'un accord collectif signé majoritairement par les organisations syndicales représentatives ». « Pour 2090 emplois supprimés par le projet de réorganisation, 1415 collaborateurs ont aujourd'hui trouvé une solution » (reclassement interne, préretraite, emploi, reconversion, création d'entreprise), a-t-il ajouté. À l'inverse, la CGT Commerce et services a dénoncé « une justice à double vitesse », accusant le Conseil d'État d'être « sous la coupe des Mulliez » en infligeant « une double peine aux travailleurs de l'enseigne : licenciements et précarité à perpétuité ».