Agra Business | Edonia, BioFirst, Bayer, FBN/Google, Noko

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Spiruline : le français Edonia lève 15 M€ pour industrialiser son ingrédient

Edonia a annoncé le 6 octobre avoir levé 15 millions d’euros auprès des fonds d’investissement Swen Blue Ocean 2 et EIT Food, et de son actionnaire historique Asterion Ventures. La société a aussi obtenu des « financements non dilutifs, notamment un soutien de Bpifrance et un financement bancaire », selon un communiqué. Le but de ce financement est de passer à l’échelle industrielle. Un site va ouvrir d’ici un an au sein d’une usine existante de la Maison Chancerelle, producteur breton de sardines en conserves, plus connu à travers la marque Connétable. Pour l’instant, Edonia s’appuie sur un pilote industriel fonctionnel installé à Agen qui lui a permis de livrer ses premières commandes à Newrest et Aliive (Dietbon). « Edonia entend par ailleurs développer son modèle de vente B2B, en fournissant son ingrédient Edo aux acteurs de la restauration collective en Europe, au Japon et aux États-Unis. Elle dispose déjà de 30 millions d'euros de précommandes, à travers une vingtaine de contrats conclus avec des leaders de l'industrie », détaille la société. Edonia a mis au point un ingrédient nommé Edo à partir d’un microalgue, la spiruline, qui associe « une forte teneur en protéines à une texture adaptée aux usages de l’industrie agroalimentaire et de la restauration, tout en conservant une liste d’ingrédients courte. »

Biosolutions : le Belge BioFirst prend le contrôle total du brésilien Biotrop

Dans un communiqué du 6 octobre, le groupe belge BioFirst, spécialisé dans la protection biologique des cultures, a annoncé le rachat des 14,71 % restants de Biotrop, qui appartenaient à Aqua Capital et Zempar. L’opération vise à simplifier la structure du groupe et de développer le marché des biosolutions. BioFirst espère ainsi devenir « le premier acteur mondial exclusivement dédié aux solutions biologiques et de figurer parmi les dix premières entreprises du secteur agricole mondial d’ici 2034 ». Aucun passif supplémentaire n’a été généré, l’acquisition ayant été intégralement provisionnée, précise-t-il. Acquis en 2023, Biotrop est un leader brésilien des biopesticides, biostimulants et inoculants pour grandes cultures. Son activité est en plein essor : en 2026, l’entité espère produire 23 millions de litres de bactéries et 600 tonnes de champignons bénéfiques aux plantes cultivées, qui permettront de couvrir jusqu’à 50 Mha au Brésil. Biotrop espère par ailleurs, via le réseau mondial de BioFirst, de s’étendre au-delà du marché brésilien. 

Pesticides : Bayer va investir 30 M€ dans son usine de Villefranche-sur-Saône

Selon un article des Échos du 5 octobre (article payant), le groupe Bayer a annoncé qu’il allait investir 30 M€ dans une nouvelle unité de formulation sur son usine basée à Villefranche-sur-Saône (Rhône) « pour sa division Crop Science spécialisée dans les fongicides, herbicides et pesticides pour la vigne, les fruitiers et les céréales ». L’installation employant 200 personnes devient ainsi « l’usine la plus importante du groupe en Europe pour la formulation » de ces produits, déclare au média son directeur Peter Skopeck. Aucun chiffre sur le nombre d’emplois créés n’a été communiqué. En revanche, l’entité allemande va fermer deux sites : un à Francfort fin 2028, qui conduira à la suppression de 500 emplois, et un à Gebze en Turquie. Bayer a précisé qu’il préfère se concentrer sur le site français de Villefranche-sur-Saône mais aussi celui de Marle-sur-Serre dans l’Aisne, qui apportent « leur flexibilité dans la production et la formulation, leur positionnement vers les clients distributeurs et aussi en raison de l’espace disponible », explique aux Échos Peter Skopeck. Les coûts plus élevés de l’énergie en Allemagne sont également évoqués pour justifier le recentrage des activités sur l’Hexagone.

OAD agricoles : l'américain FBN travaille avec Google sur du conseil assisté par IA

Dans un communiqué paru le 29 septembre, la société de e-commerce agricole américaine Farmers business network (FBN) a annoncé un partenariat avec le fonds AI Futures (AIFF) de Google pour développer un outil d'aide à la décision automatisé par une intelligence artificielle (IA), adapté à chaque ferme, intégrant un large éventail de données technico-économiques. « Actuellement, la plupart des outils d'intelligence artificielle offrent aux agriculteurs un conseil centré sur un aspect spécifique de leurs activités, mais ils ne sont pas capables d'intégrer de manière holistique les données opérationnelles, de marché et environnementales », explique FBN. C'est l'objectif de cette société américaine, pionnière du e-commerce agricole, grâce aux modèles de pointe et à l'expertise en développement que doit lui fournir la filiale d'Alphabet. FBN se prépare ainsi à dévoiler de premières versions de cet outil « dès cet automne ». Ce ne sont pas les premiers pas de FBN dans l'IA ; la société propose déjà un outil de conseil agricole fonctionnant grâce à l'intelligence artificielle depuis 2023, appelé Norm. FBN est un pionnier de l'agtech américaine. Elle a commencé son activité comme outil collaboratif de comparaison des performances des intrants, avant de devenir une plateforme de e-commerce d'intrants.

Kombucha : la marque Noko investit 4 M€ dans un site de production dans le Nord

La marque de kombucha (boisson fermentée à base de thé) Noko a annoncé, dans un communiqué du 6 octobre, avoir investi 4 millions d’euros dans un nouveau site de 2 500 m2 à Merville (Nord). Ce nouvel outil, doté d’une capacité maximale de 30 000 hectolitres (hl) doit permettre à la marque d’atteindre 5000 hl de production cette année, puis 10 000 hl à horizon 2028. NOKO prévoit également d’ouvrir une partie de ses capacités à la sous-traitance d’autres boissons dites « alternatives ». Lancée en 2023 par Mathieu Lesenne et Olivier Duthoit, également fondateurs de la Brasserie du Pays Flamand, la marque entend proposer une alternative biologique et locale aux boissons sans alcool. Il s’agit aujourd’hui la première brasserie de la région Hauts-de-France à s’être lancée dans la production de kombucha. Avec des ventes doublées en 2025, la marque profite des nombreuses perspectives de développement rencontrées par les boissons fermentées ces dernières années. Selon une étude commandée par Le Labo Dumoulin (Kéfir de Sylvie) auprès de NielsenIQ, le chiffre d’affaires de ce type de boissons a été multiplié par cinq entre avril 2025 et avril 2026, pour atteindre 51 millions d’euros. Le kombucha représente à lui seul 94 % des ventes de boissons fermentées en grande distribution.