Coopératives : face à la baisse de collecte, Océalia envisage une activité partielle pour les salariés
« Au regard de la baisse marquée des volumes collectés cet été (-25 %) et cet automne (-50 %), nous envisageons de mettre en place une activité partielle pour près de 70 % des salariés de la coopérative, tant sur le terrain qu’en administratif, pour les trois mois à venir, confie Mathieu Staub, directeur général d’Océalia, interrogé par Agra Business. Les technico-commerciaux conserveront une activité à temps plein pour rester bien présents sur le terrain mais pour beaucoup, le travail se réorganise. Car face à une situation difficile, l’adaptation de nos charges est devenue une priorité définie par le conseil d’administration. » Seulement 10 saisonniers ont été recrutés cet automne, contre 150 l’an passé avec plus de 50 plateformes de réception fermées. « Alors qu’habituellement, nous faisons fonctionner 30 séchoirs, 19 ont été préparés et au final, seuls 2 sont ouverts : une situation qui nécessite, de fait, moins de main d’œuvre. » Pour accompagner au mieux ses adhérents, Océalia a mis en place une prime de recentrage pour qu’ils puissent livrer dans un silo ouvert, parfois un peu éloigné de leur ferme. Les magasins appro aussi enregistrent une baisse d’activité : moins d’intrants vendus, en grandes cultures (phytos, engrais) mais aussi en vigne (phytos, vente de piquets…), dans une région où les surfaces dédiées au Cognac reculent et où les viticulteurs ont réduit leurs investissements de production. (Anne Gilet)
Grandes cultures : Coopérative U veut développer une filière avoine bio française
Dans un communiqué du 2 octobre, le distributeur alimentaire Coopérative U a annoncé la signature d’un nouveau « contrat de filière » de trois ans pour ses flocons d’avoine bio à la marque U Bio. L’engagement porte sur 1 300 t d’avoine brute bio, correspondant à 650 t de flocons. Cela représente l’intégralité des volumes de deux références (formats 500 g et 900 g), soit plus d’un million de paquets, précise Coopérative U. L’objectif est ainsi de structurer une filière biologique intégralement française, « du champ jusqu'au rayon ». Le nouveau contrat lie le distributeur à l’Union de coopératives Fermes Bio, au floconneur Avena bio et au conditionneur Dailycer. L’avoine est cultivée par Fermes Bio, transformée dans l’Yonne par Avena bio, puis conditionnée par Dailycer. Le contrat intègre un prix minimum versé aux producteurs, complété d’une prime Filière U, dont les montants n’ont pas été communiqués. Les partenaires déploient également « un plan de progrès co-construit avec l’amont agricole » pour accompagner l’évolution des pratiques agronomiques. « La structuration de cette filière avoine illustre notre volonté de consolider la valeur agricole et industrielle en France », déclare Bertrand Morand, responsable des filières de Coopérative U.
Pomme de terre : Lidl mise sur «l’agriculture régénératrice» pour une de ses gammes
Dans un communiqué du 1er octobre, l’un des principaux acteurs français de la grande distribution Lidl a annoncé que sa gamme de pommes de terre « Terre de Progrès » allait désormais être produite selon les principes de «l’agriculture régénératrice». Le projet comprend la participation de trois fournisseurs : Parmentine, Vitalis, et Pom'Alliance. Ces derniers regroupent dix producteurs de pomme de terre. Sept d’entre eux suivront le programme Sols Vivants de l'ONG Earthworm Foundation. Les trois autres « sont engagés dans une démarche évaluée par le tiers de confiance Pour Une Agriculture Du Vivant (PADV) au moyen de l'Indice de Régénération (dont 2 intégrés au programme Covalo) ». Les volumes concerneront 1 500 t/an. Pour sécuriser les investissements des agriculteurs et ses approvisionnements, Lidl propose un contrat de deux ans. Pour rappel, les exploitants agricoles participant à ces programmes reçoivent une prime afin d’obtenir les moyens de modifier leurs pratiques de production. « La sécurisation de notre filière passe par un changement de modèle agronomique », déclare dans le communiqué Jean-Christophe Monnez, directeur des achats Lidl France.
Agroalimentaire : Waterland entre au capital de Terr’Asia
La société de gestion Waterland Private Equity a annoncé le 1er octobre son entrée au capital de Terr’Asia, importateur et distributeurs de produits alimentaires asiatiques et mexicains établi à Saint-Genis-Laval, dans la région lyonnaise. Terr’Asia faisait partie du groupe familial Duval, présent surtout dans l’immobilier. « Aux côtés de l’équipe dirigeante, Waterland accompagnera une entreprise qui a plus que doublé son chiffre d’affaires en cinq ans, avec l’ambition d’en faire un acteur européen de référence dans son secteur. L’opération est conduite en partenariat avec l’équipe dirigeante, qui se renforce au capital et conserve la direction de l’entreprise », indique Waterland dans un communiqué. Après cette entrée au capital, Terr’Asia va « renforcer ses positions dans la grande distribution et la restauration hors domicile, (…) élargir son offre à d’autres cuisines du monde, notamment avec le développement de sa gamme Tex-Mex, (…) et « réaliser des acquisitions ciblées en France et en Europe. À terme, l’ambition est de fédérer des entreprises complémentaires au sein d’une plateforme européenne de produits du monde authentiques. » Terr’Asia détient une gamme de 240 références de produits alimentaires. L’entreprise est en croissance organique de près de 20 % par an depuis 2021.
Arômes/extraits : Prova investit 80 M€ en France et aux USA
Le spécialiste des extraits et arômes bruns Prova a annoncé le 2 octobre qu’il allait investir 80 millions d’euros sur les cinq prochaines années dans ses capacités de production industrielle en France et outre-Atlantique. « En France, 41 millions d’euros seront investis dans les deux usines de Prova en Centre-Val de Loire, à Autruy-sur-Juine et à Montrichard, afin de moderniser les équipements industriels et de doubler les capacités de production. À l’international, 39 millions d’euros seront consacrés à la construction de sa première usine nord-américaine, après l’ouverture d’un premier site industriel à Bangkok en 2024 », indique un communiqué. Prova développe des extraits et des arômes bruns (vanille, cacao, café, caramel ou encore fruits à coque) pour les fabricants de biscuits, pâtisseries, glaces, yaourts et boissons. Présent dans 70 pays à travers 14 filiales, le groupe réalise 120 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 80 % à l’international, et emploie 500 collaborateurs, parmi lesquels 300 en France. Le groupe affirme vouloir d’atteindre 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2030, avec un objectif de croissance annuelle moyenne de 10 %.
Distribution/Russie : Poutine pourrrait rendre les actifs d'Auchan en cas d'accord avec l'Occident
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé le 1er octobre que les actifs des compagnies occidentales dont la Russie a pris le contrôle sur son territoire, parmi lesquels Auchan, Nestlé et Leroy Merlin, pourront être rendus en cas d'accord avec Moscou. Interrogé au forum politique de Valdaï sur le retour de ces actifs en cas de « scénario favorable » avec les Occidentaux, M. Poutine a répondu « Oui, ils les récupéreront ». « Nous ne prenons rien à personne, nous ne volons rien et nous ne nationalisons rien », a insisté M. Poutine, indiquant que les filiales locales en Russie de ces groupes avaient été placés « sous administration externe ». Ces dernières semaines, les autorités russes ont placé sous "administration temporaire" les actifs en Russie des groupes Auchan, Metro, Leroy Merlin et Nestlé. Le Kremlin avait justifié cette mesure par leur appartenance à des pays « inamicaux » envers la Russie et soutenant l'Ukraine. Plusieurs centaines de milliards d'euros d'actifs russes sont gelés en Europe depuis le début du conflit avec l'Ukraine, ce que la Russie dénonce comme illégal au regard du droit international. Elle assimile les sanctions visant ses sociétés à de la concurrence déloyale.
Sucre : Cristal Union renforce son équipe de direction avec deux nominations
Dans un communiqué du 1er octobre, le groupe coopératif et sucrier Cristal Union a annoncé la nomination de Natalia Bernard au poste de directrice financière et contrôle de gestion de l’ensemble du groupe, et d’Alessio Bruschetta au poste de directeur général de Cristalco, sa filiale commerciale. Natalia Bernard a notamment travaillé au sein de PSA puis du groupe Renault, ainsi que chez le groupe agroalimentaire LDC. De son côté, Alessio Bruschetta a travaillé chez l'italien Eridania, racheté en 2016 par Cristal Union.