En conférence de presse le 23 septembre, le Snia (fabricants d’aliments du bétail) a souligné la baisse de la production nationale (coopératives comprises), de 80 000 tonnes entre mai et août 2026 par rapport à la même période de 2025, en raison de la transformation des besoins des filières affectées par les canicules. Cette baisse globale résulte du recul des aliments pour porcs et volailles, de plus de 160 000 tonnes, et de l’augmentation des aliments pour bovins, de plus de 80 000 tonnes, du fait du manque de fourrages. Ces variations sont considérables à l’échelle de cette industrie qui a produit en 2025 19,6 millions de tonnes d’aliments composés, dont 5,7 Mt en élevages de bovins et 0,7 Mt pour les ovins et caprins, selon les statistiques éditées par le Snia.
Du côté des ruminants, les fourrages manquaient déjà en 2025 dans certaines régions, conduisant les éleveurs à recourir davantage aux aliments composés. Le marché laitier était dynamique l’an dernier, ce qui a favorisé une hausse de 4,9% de la production d’aliments pour vaches laitières. Tandis que les aliments pour bovins viande ont poursuivi leur croissance, à hauteur de 1,9%, et les fabrications pour les petits ruminants de 0,8%.
En volailles, les fabrications ont conservé un niveau élevé en 2025, les aliments pour poulets de chair ayant progressé de 4,1%, tirés par une demande dynamique. Tandis que les aliments pour pondeuses ont marqué le pas (-1%) les effectifs se stabilisant après plusieurs années de croissance. Enfin les aliments pour porcins ont poursuivi leur recul (-1,8%) malgré la stabilisation du cheptel en 2025.
SC