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Bel se dote d'un jumeau numérique de fromage pour accélérer sa R&D

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Le jumeau numérique permet de simuler des milliers de combinaisons de recettes. Crédits : © Bel

Alors qu’il fête les 100 ans de son site historique de Lons-le-Saunier, dans le Jura, le fromager Bel veut montrer qu’il investit plus que jamais dans des technologies de pointe pour raccourcir les phases de test de ses produits.

Avoir 100 ans n’empêche pas de parier sur l’avenir en misant sur les technologies dernier cri. Tel est le message qu’a voulu faire passer le groupe fromager Bel le 6 octobre à l’occasion d’une visite de son site historique de Lons-le-Saunier (jura), là où il fabrique sa célèbre Vache qui rit.

C’était l’occasion de présenter son projet de recherche consistant à se doter d'un « jumeau numérique d’un fromage » au profit de son célèbre fromage fondu en portions triangulaires lui permettant tester ses recettes de façon virtuelle avant de passer à la phase des essais en laboratoire. 

Cette avancée, présentée par Bel comme une « première mondiale dans l’agroalimentaire », permet de « simuler ainsi des milliers de combinaisons de recettes avant de concentrer les essais physiques au pilote sur les pistes les plus prometteuses », selon un communiqué.

Partenariat avec Dassault Systèmes

« Les différentes dimensions d’un produit - ingrédients, formulation, propriétés physico-chimiques, perception sensorielle et préférences des consommateurs » peuvent ainsi être prise en compte virtuellement. Le principal intérêt de cette technologie est de raccourcir les durées de développement de nouveaux produits. 

Le projet qui sera déployé à l’échelle industrielle à horizon 2028 s’appuie sur un partenariat noué en 2024 avec Dassault Systèmes, dont « les technologies de modélisation 3D et de jumeaux numériques, déjà utilisées dans l’aéronautique, l’automobile ou encore les sciences de la vie, sont aujourd’hui mises au service de l’innovation alimentaire. » 

Avec cette innovation en cours de développement, Bel (3,83 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025) veut rester dans la course face à des groupes laitiers bien plus importants que lui, à l’image de Lactalis (31,2 milliards d’euros en 2025) ou Danone (27,3 milliards d’euros en 2025), et que le secteur laitier ne cesse de se concentrer en France. Pour preuve, une des dernières ETI familiale laitière, Triballat (Rians), est en passe d’être absorbée par Lactalis.