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Les marges de l'agroalimentaire à des « niveaux alarmants »

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« Les marges des entreprises alimentaires (incl. boissons) demeurent à des niveaux alarmants : la marge courante avant impôts atteint 3,8 % du chiffre d’affaires des industriels alimentaires (contre 7,1 % pour l’industrie manufacturière), et 3,5 % de marge nette contre 5,8 % », indique l’Ania (industries agroalimentaires) le 14 janvier, à l’occasion de la publication d’une étude réalisée par la Banque de France sur un échantillon de 13 533 entreprises agroalimentaires françaises (sur les 23 000 que compte le secteur). Les données sont issues non pas d’un sondage, mais de l’analyse des bilan comptables des entreprises auxquels la Banque de France a accès.

La valeur ajoutée est particulièrement faible puisque pour 100 euros de chiffre d’affaires, la valeur ajoutée représente 20 euros, bien moins que dans l’industrie manufacturière (25%). L’association déplore « une industrie à bout de souffle » dont la valeur ajoutée est principalement absorbée par les charges de personnel. Les IAA sont plus imposées et rémunèrent moins le capital (2 euros pour 100 euros de chiffre d’affaires) que l’industrie manufacturière (4 euros).

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« Une entreprise alimentaire sur quatre affiche aujourd'hui un résultat dans le rouge (au niveau du RCAI) », relève l’Ania. Cela l’empêche d’investir, de se moderniser, ce qui « se traduit notamment dans les chiffres catastrophiques de la balance commerciale du secteur en 2025 ». D’autres industries agroalimentaires ont sollicité récemment la Banque de France pour réaliser le même type d’étude, notamment la Fict (charcuterie) et la Fnil (industrie laitière), mettant également en lumière de faibles marges.

CB

Une entreprise alimentaire sur quatre affiche aujourd'hui un résultat dans le rouge