La Commission européenne a publié, le 26 mai au Journal officiel de l’UE, une liste de douze coformulants ne pouvant pas entrer dans la composition des produits phytopharmaceutiques. Ces molécules ont été identifiées comme cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Bruxelles avait initialement proposé l’interdiction de quatorze molécules mais deux d’entre elles ont disparu de la liste, suite aux discussions avec les États membres (acétophénone et 2-pyrrolidone). « Afin de permettre l’élimination progressive et ordonnée des produits et de réduire au minimum les perturbations potentielles pour les utilisateurs et les chaînes d’approvisionnement, les États membres peuvent accorder un délai de grâce » de douze mois maximum après le retrait des autorisations des produits concernés qui doit, lui, intervenir au plus tard le 16 juin 2028. Dans des arrêts rendus en avril 2024, la Cour de justice de l’UE avait estimé que les coformulants de pesticides devaient aussi être testés, dans le cadre du règlement de 2023 sur les modalités d’identification des coformulants inacceptables dans les produits phytopharmaceutiques, pour leurs propriétés perturbatrices endocriniennes contrairement à ce que préconisait la Commission européenne.
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