Agra Fil du 27 mai 2026

hero

Engrais : les ministres de l'Agriculture demandent plus de moyens pour agir rapidement

Les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 26 mai à Bruxelles, ont globalement salué les mesures prévues dans le plan d’action sur les engrais présenté la semaine précédente par la Commission européenne. Mais beaucoup ont toutefois souligné son manque d’ambition à court terme. Pour rappel, Bruxelles propose, pour apporter une aide immédiate aux agriculteurs les plus touchés, d’autoriser les États membres à réviser leurs plans stratégiques afin de mieux cibler leurs aides et de doubler les fonds disponibles de la réserve agricole, ce qui pourrait permettre de débloquer plus de 400 millions d’euros. La proposition formelle concernant ce second point sera présentée le 10 juin, a indiqué le commissaire européen Christophe Hansen. Mais beaucoup de ministres ont plaidé pour que cette enveloppe soit encore augmentée et ont demandé à la Commission de préciser la manière dont ces fonds seront répartis entre les Vingt-sept. « Le recours à la réserve de crise ne va pas assez loin », a par exemple souligné l’Espagne. Plusieurs ministres (Italie, Lettonie, Autriche) ont également réitéré leur demande de suspension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).

Soja : des ministres de l'Agriculture de l'UE critiquent son interdiction dans le biodiesel

À l’initiative de l’Autriche, plusieurs ministres de l’UE (Belgique, Italie, Hongrie, Pologne, Grèce, Roumanie) ont exprimé, le 26 mai à l’occasion de la réunion du Conseil Agriculture, leur opposition à la proposition de la Commission européenne de classifier le soja au titre de la directive sur les énergies renouvelables en tant que matière première présentant un risque élevé de changement indirect d’affectation des terres (ILUC). Cette proposition, présentée en début d’année, prévoit de ramener progressivement à zéro l’utilisation de soja dans la production de biodiesel de l’UE d'ici 2030. Mais, pour le ministre autrichien Norbert Totschnig, « une telle classification du soja risque de remettre en cause l’indépendance de l’UE en matière de protéines végétales ». Selon, lui, exclure le soja produit en Europe porterait « gravement atteinte aux chaines de valeur existantes » dans lesquelles la production de biodiesel est un débouché important (jusqu’à 80 %) pour l’huile de soja. Il suggère que le soja européen soit traité différemment du soja importé d’autres régions du monde. Le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen a néanmoins répondu qu’une exonération de la production européenne « ne serait pas correcte au niveau juridique ou éthique ». Il estime que, d’ici 2030, l’industrie de la trituration a le temps de s’adapter.

Importations ukrainiennes : la Hongrie maintient son embargo sur les produits agricoles

Malgré l’arrivée au pouvoir d’un nouveau Premier ministre début mai, la Hongrie va poursuivre son embargo sur les importations ukrainiennes de produits agricoles. C’est ce qu’a annoncé, le 22 mai sur différents réseaux sociaux, le nouveau chef du gouvernement Peter Magyar, après un imbroglio juridique sur la base légale de ces mesures. De son côté, la Commission européenne maintient sa position et appelle les États membres à supprimer les mesures nationales toujours en vigueur. « Cela n'est bien sûr d'aucune aide, car nous disposons d'un accord de libre-échange approfondi et complet, assorti de contingents tarifaires judicieusement équilibrés qui permettent de contrôler précisément ce qui entre et ce qui ne doit pas entrer sur notre marché », a indiqué le 26 mai le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, à l’issue du Conseil Agriculture. Et d’ajouter : « Nous poursuivons donc notre dialogue avec les États membres concernés afin de trouver des solutions rapides ». Depuis 2023, plusieurs États membres géographiquement proche de l’Ukraine (dont la Hongrie), ont mis en place des embargos sur les importations agricoles ukrainiennes afin de lutter contre un afflux sur leur territoire.

Foncier/aides Pac : le contrôle des mises à disposition suscite une levée de boucliers

À la fois au Parlement et côté syndicats, les contrôles Pac sur la mise à disposition des terres agricoles provoque une levée de boucliers. « Paperasse », selon la FNSEA et JA, « technocratie », dénonce la CR, « impasse », d’après la Conf’ : la nouvelle procédure administrative fait l’unanimité contre elle. À l’Assemblée comme au Sénat, elle suscite de nombreuses questions écrites venant de tous les bords politiques. Pour bénéficier des aides Pac, les agriculteurs doivent pouvoir justifier d’un titre ou d’une autorisation du bailleur pour exploiter les surfaces déclarées, rappellent les préfectures. « Dans de nombreux territoires, notamment en zones de montagne et pastorales, une part importante des surfaces agricoles est exploitée dans le cadre d'accords ou baux verbaux », alertent des parlementaires. « Il est souvent matériellement impossible de produire des justificatifs écrits, en raison de propriétaires inconnus, d'indivisions anciennes, de l'absence de réponse des ayants droit, ou encore le refus des propriétaires de faire un écrit. » D’où leurs questions au gouvernement sur la possibilité « de ne pas déclarer [ces surfaces] sans pénalité » et sur les garanties « quant à l'absence de remise en cause des contrats pluriannuels (MAEC, agriculture biologique) et des aides liées au chargement (ICHN) ».

Aides Pac : une refonte à risque du système informatique derrière Telepac d'ici 2030

Dans son rapport publié le 26 mai sur l'agence de services et de paiement (ASP), qui assure l'instruction et le versement d'une grande partie des aides Pac, la Cour des comptes indique qu'une « refonte en profondeur » du système informatique qui sous-tend le portail Telepac doit être réalisée avant 2030. Ce chantier dénommé « projet Gaia » doit rendre la plateforme « plus modulaire et adaptable ». Pour la Cour des comptes, la conduite de ce projet « présente un risque majeur pour l’Agence et surtout pour l’État », compte tenu de « la forte dépendance de l’ASP aux prestataires informatiques et à des systèmes d’information tiers ». Elle souligne aussi que l’ASP « peine à conduire des projets informatiques d’ampleur ». La Cour rappelle notamment que la précédente réforme de la Pac avait été « à l’origine de nombreux dysfonctionnements dont les effets ont été perceptibles jusqu’en 2018, dont d'importants retards de versements : « La refonte mal anticipée du système d’information avait conduit à des anomalies fréquentes », résume-t-elle. Les auteurs recommandent donc de « sécuriser le financement du projet Gaia ». Ils plaident aussi pour « poursuivre l’effort de réduction de la dépendance à l’égard des prestataires externes », qui constitue aujourd'hui « un risque majeur », avec « 816,3 M€ de dépenses, dont la moitié attribuée à cinq prestataires ».

OFB/contrôle unique : le Conseil d’État valide le port d’arme « discret »

Dans une décision rendue le 22 mai, le Conseil d’État rejette la demande d’annulation de la circulaire du 3 décembre 2024 ordonnant le port d’arme « discret » aux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) lors de contrôles administratifs. Les juges ont suivi la préconisation du rapporteur public, faite le 15 avril, dans cette affaire portée notamment par les cinq organisations syndicales de l’OFB (CGT Environnement, Sne-FSU, UNSA-Écologie, SNAPE-OFB et EFA-CGC). La plus haute juridiction administrative explique tout d’abord qu’il appartient bien au ministère de l’Environnement de définir les modalités du port de l’arme. Ensuite, elle affirme que le port « discret » n’empêche pas les agents de réaliser leur travail dans les conditions de sécurité requises. Enfin, elle estime qu’il n’y a pas de rupture du « principe d’égalité » entre agents quand certaines catégories d’agents ou certaines missions requièrent le port de l’arme « discret » et d’autres non.

Redevance des agences de l’eau : un décret instaure une aide aux entreprises les plus affectées

Un décret publié au Journal officiel le 23 mai instaure, au titre des années 2025 à 2027, une aide temporaire et dégressive destinée aux entreprises les plus affectées par la redevance sur la consommation d'eau potable, en tenant compte de la part que représente cette charge fiscale dans leur valeur ajoutée. Pour 2025 et 2026, les entreprises dont le produit de la moyenne annuelle des volumes d’eau potable facturés entre 2023 et 2025 excède 0,3 % de la valeur ajoutée de 2024 pourront bénéficier d’une aide couvrant respectivement la totalité (2025) ou un tiers (2026) de cet excédent. Pour 2027, les entreprises dont le produit de la moyenne annuelle des volumes d’eau potable facturés entre 2023 et 2025 excède 0,3 % de la valeur ajoutée de 2025 bénéficieront d’une aide égale à un tiers de cet excédent. À noter que, lorsqu'une entreprise relève de plusieurs bassins hydrographiques, les produits des moyennes annuelles des volumes d'eau potable facturés dans chaque bassins sont additionnés. Les entreprises s’estimant éligibles devront transmettre à l'agence de l'eau ou à l'office de l'eau dont dépend leur siège les volumes totaux d'eau potable facturés entre 2023 et 2025, leur valeur ajoutée en 2024 ou 2025 et le montant des aides perçues au cours des trois dernières années glissantes au titre du régime européen de « minimis ».

Pommes : les premières exportations belges vers la Chine attendues pour 2026-2027

Après des négociations entamées en 2019, la Belgique a obtenu l’ouverture du marché chinois à ses pommes, rapporte l’hebdomadaire agricole Le sillon belge dans un article publié le 25 mai. « Un accord historique vient d’être signé. Il permettra à nos producteurs d’accéder à un marché immense et porteur », s’est félicité David Clarinval, vice-Premier ministre et ministre de l’Agriculture, sur le réseau social X le 26 mai. L’ouverture du marché chinois aux pomiculteurs belges a été officialisé à l’occasion d’une mission de travail en Chine, au cours de laquelle l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaine alimentaire (Afsca), l’autorité sanitaire belge, a signé un protocole d’accord avec l’Administration générale des douanes chinoises (Gacc). Le document, intitulé « Protocol of phytosanitary requirements for export of fresh apples from Belgium to China », fixe les exigences phytosanitaires auxquelles devront répondre les pommes belges destinées au marché chinois. À titre d’exemple, les vergers souhaitant exporter vers la Chine devront être officiellement enregistrés avant le lancement des premières exportations. Les expéditions ne sont toutefois pas attendues avant la campagne 2026-2027, le temps pour les opérateurs de satisfaire aux conditions imposées par Pékin. Avec une consommation annuelle supérieure à 47 Mt, la Chine est le premier consommateur mondial de pommes, selon un rapport publié en mars cité par plusieurs médias chinois spécialisés.

Tomates : l’AOP fustige de nouveau un marché déséquilibré par les importations marocaines

Dans un communiqué de presse du 26 mai, l’AOP Tomates et concombres de France alerte sur la situation très instable du marché avec des « importations toujours massives de tomates cerise en provenance du Maroc ». Si elle salue la communication du ministère de l’Agriculture en faveur de sa « barquette souveraine », cette action reste insuffisante au regard des enjeux à ses yeux. Surtout face aux politiques très diverses de la GMS : référencements insuffisants, marges excessives chez certains, ou à l’inverse prix accessibles et rémunérateurs chez d’autres : « Les tomates cerise du Maroc continuent d’être présentes de manière très soutenue, contribuant à maintenir un déséquilibre durable entre offre nationale et importations ». L’AOP regrette que le dialogue entre producteurs français et marocains, entamé lors du Salon de l’agriculture 2025 et auquel le gouvernement appelle régulièrement, soit pour le moment dans l’impasse. Enfin, la filière constate l’absence d’avancées concrètes sur le volet des relations commerciales entre l’Union européenne et le Maroc, « pourtant essentiel afin de parvenir à un cadre plus équilibré et pérenne des flux d’importation ». Pour mémoire, en avril 2025, un rapport du CGAAER avait préconisé une révision du mécanisme du prix d’entrée.

Tomates : Légumes de France déplore la nouvelle politique d’achat de Lidl

Dans un communiqué de presse du 22 mai, Légumes de France (producteurs, FNSEA) s’inquiète de l’évolution de la politique d’achat du distributeur Lidl concernant les tomates cerise. « Cette saison marque une rupture brutale avec la stratégie marketing autour de la valorisation de l’origine France des fruits et légumes d’il y a encore deux ans », regrette le syndicat. Il pointe un « effondrement » des commandes de produits français, ainsi que des mises en avant « quasiment disparues ». Ce désengagement commercial apparaît comme une « provocation inacceptable » pour les producteurs, alors que les stocks s’accumulent dans les exploitations et que la météo devient favorable : « Celui qui représentait hier encore un partenaire important pour plusieurs coopératives françaises semble aujourd’hui s’être retiré du marché national aussi soudainement que la mer lors des grandes marées, laissant derrière lui un paysage d’illusions perdues et de confiance brisée ». Légumes de France appelle Lidl à revoir sans délai sa stratégie commerciale : « À défaut, les producteurs sauront prendre eux-mêmes les mesures nécessaires pour défendre leur avenir et celui de la production française ». En avril, le distributeur avait mis en avant son soutien à l’échalote et au concombre français.

Vin : la vigne résiste à la vague de chaleur mais file vers des vendanges précoces

La vague de chaleur installée sur la France en cette fin mai ne présente pas de risque pour la vigne à ce stade, mais elle intervient dans une année de floraison très avancée qui annonce de nouveau des vendanges précoces, a indiqué à l’AFP Bernard Farges, président du Cniv (interprofessions). Ces fortes températures ne présentent pas de risque pour le raisin, encore au stade de mini grappes, voire « a des effets positifs sur l'état sanitaire », d’après lui. Les nuits restent fraîches et il a aussi plu ces dernières semaines. En revanche, l'épisode intervient dans une année où le cycle de la vigne « est déjà précoce dans tous les vignobles, avec des [signalements] d'avance de floraisons et de débourrements... Ce qui va nous conduire à des vendanges encore plus précoces que ce qu'on a connu ces dernières années », ajoute M. Farges. « On a des vendanges qui seront début août dans certains endroits. » Une récolte avancée se profile donc, avec « toutes les difficultés de recrutement » que cela implique, mais aussi une veille particulière à exercer sur les salariés comme sur le raisin quand s'installent les fortes températures aoûtiennes.

Vin : l'ODG des côtes-de-bourg lancera une cuvée solidaire chez Intermarché

Le Syndicat viticole des Côtes de Bourg, ODG (organisme de défense et de gestion) de cette appellation bordelaise (près de 2 500 ha), lancera une « cuvée solidaire » chez Intermarché lors de la prochaine Foire aux vins, ont-ils annoncé le 26 mai. Du 10 au 29 septembre 2026, l’opération vise « plusieurs dizaines de milliers de cols » vendus dans les 1 800 magasins de l’enseigne en France, d’après un communiqué commun. Cette « cuvée solidaire », au prix de 4,90 €, doit permettre de « rémunérer les vignerons 40 % au-dessus du cours actuel du vrac, soit au niveau du vrac historique des vins des Côtes de Bourg ». Non millésimée, elle est un vin d’assemblage réalisé via un appel à échantillons auprès des 160 vignerons de l’appellation. L’initiative en rappelle une autre, lancée en 2025 par le négociant alsacien Grands Chais de France. Sa gamme « Soutenons nos vignerons », déclinée autour de cinq appellations (bergerac, bordeaux, buzet, corbières et côtes-du-rhône), garantissait 48 % du prix de vente au producteur.

Bovins/DNC : le vaccin du Cirad devrait être disponible « d'ici 18 à 36 mois » (presse)

Les recherches menées notamment par le Cirad sur un nouveau vaccin contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) devraient aboutir à un produit « disponible d'ici 18 à 36 mois », a indiqué Élisabeth Claverie de Saint Martin, p.-d.g. sortante de l’institut, à l’AFP. Menés « avec le privé et une unité de recherche en infectiologie à Lyon », ces travaux visent à fabriquer un vaccin provoquant « moins d'effets secondaires » et « associé à un test permettant de savoir si l'animal est vacciné ou malade ». Cette dernière fonction (technologie DIVA) vise à fluidifier l’export. « La France est le leader en vaccination animale. (...) On a intérêt à avoir la base scientifique et industrielle chez nous, tout simplement pour ne pas manquer de doses », a expliqué Mme Claverie de Saint Martin à l'AFP. Comme le rappelle GDS France (groupements de défense sanitaire), deux vaccins étaient mis à disposition par l’État dans le cadre des campagnes 2025 et 2026 : le LSDvaccine (fabriqué en Afrique du Sud par OBP) et le Lumpyvax (fabriqué aux Pays-Bas par MSD). Jusque-là, les pouvoirs publics n’ont pas manqué de doses, qui étaient commandées au fur et à mesure de l’extension des zones réglementées. Par ailleurs, à la demande du gouvernement, le Cirad travaille aussi sur une analyse de risque complémentaire sur l’abattage partiel en zone vaccinée, attendue en juin.

Lait : GS1 et le Cniel automatisent la traçabilité des aliments du bétail

Dans un communiqué du 26 mai, GS1, l’organisation internationale à l’origine notamment du code-barres, annonce le lancement avec le Cniel (interprofession laitière) de Bovalim, un « standard d’échange de données » facilitant la traçabilité de l’alimentation animale. « Véritable " carte d’identité " des aliments des bovins laitiers », Bovalim permet « l’échange automatisé de données structurées entre les acteurs » (identification des aliments, informations commerciales, traçabilité, données techniques, réglementaires ou encore liées aux labels). Ce système a été testé « avec plusieurs acteurs de la filière », dont le fabricant d’aliments Maison François Cholat et l’Aftalp (association regroupant huit ODG de fromages traditionnels des Alpes savoyardes). Un essai concluant, selon les partenaires, qui soulignent notamment « un gain de temps substantiel sur les démarches administratives » et « une amélioration de la fiabilité des données ». Le système est particulièrement adapté aux signes de qualité, dans lesquels les données sur l’alimentation animale sont « essentielles » : GS1 cite l’exemple du cahier des charges du comté AOP, pour lequel « 16 critères sur 18 concernent l’alimentation des bovins ».

Alimentation : l’Académie de médecine soutient une pétition pour l’obligation du Nutri-score

Une pétition pour rendre obligatoire le Nutri-Score sur les emballages des aliments en France, ayant recueilli près de 57 000 signatures, a reçu le soutien de l’Académie nationale de médecine, de 45 sociétés savantes et de 33 associations citoyennes, ont annoncé le 26 mai plusieurs de ses promoteurs. Postée sur le site de l’Assemblée nationale, la pétition a été lancée par des scientifiques à l’origine du Nutri-Score : Serge Hercberg, Mathilde Touvier, Emmanuelle Kesse et Chantal Julia. Le Nutri-Score est, selon les signataires, un outil « efficace pour améliorer l’état nutritionnel de la population, contribuant à réduire le risque de maladies chroniques ». Ils dénoncent, en outre, le refus de certains grands groupes agroalimentaires d’afficher ce logo, aujourd’hui facultatif, sur leurs produits. « Cette situation constitue donc une perte de chance pour les citoyens français » et « justifie qu’il soit rendu obligatoire », estiment-ils. Une proposition de loi (PPL), soutenue par huit groupes politiques sur les onze que compte l’Assemblée nationale, appelle à rendre obligatoire le Nutri-Score, « un outil de prévention simple, français et efficace », selon la députée socialiste Sandrine Runel qui la porte. Mis en place en 2017 en France, sur la base du volontariat, et dans six autres pays européens, cet étiquetage classe les produits alimentaires de A à E, selon leur composition et leurs apports nutritionnels.

Fermentation : Sébastien Louvion renouvelé à la tête de la fédération européenne

Sébastien Loubion a été renouvelé comme président de Food Fermentation Europe (acteurs européens de la fermentation de précision), a annoncé le 26 mai l’entreprise française Standing Ovation, qui l’emploie au poste de directeur des affaires réglementaires. M. Loubion démarre donc un nouveau mandat d’un an, après avoir été nommé une première à la tête de l’organisation professionnelle en décembre 2024. Âgé de 51 ans, il a rejoint Standing Ovation, qui produit des protéines laitières par fermentation, après avoir œuvré dans plusieurs grands groupes agroalimentaires (Danone, General Mills). Selon le communiqué, il entend « inscrire son action dans la continuité », notamment afin de « promouvoir des cadres réglementaires clairs, proportionnés et favorables à l’innovation, tout en renforçant le dialogue avec les pouvoirs publics ».