Agra Business | Soufflet Malt, La Tricherie, Casino, Comptoirs de la bio, Lactalis

hero

Malt : Soufflet Malt et Inrae lancent un projet de recherche sur les alternatives au cacao

Dans un communiqué du 27 mai, le malteur Soufflet Malt et Inrae, ont annoncé le lancement, via Ferments du Futur (partenariat public-privé incluant aussi l’Ania), d’un projet de recherche afin de développer « de nouveaux ingrédients issus de la fermentation solide du malt, avec une première application dans la création d’une alternative au cacao ». Pour rappel, cette stratégie de trouver des alternatives au cacao, dans un contexte de flambée de son prix, avait été annoncée par Soufflet Malt l’an dernier, dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2030. Plus en détail, la fermentation en question consiste à « cultiver des micro-organismes sur des graines germées (d’orge, NDLR) afin de développer des composés aromatiques spécifiques ». Ce genre de procédé, dans un premier temps utiliser pour copier les arômes du cacao, peut être utilisé sur d’autres céréales ou des légumineuses, pour d’autres applications alimentaires. Le malteur indique que le programme scientifique a en réalité déjà commencé en janvier 2026, et s’étalera sur 18 mois. En parallèle se déroulera le démarrage « d’un démonstrateur préindustriel de 4 tonnes situé à Nogent sur Seine au sein des équipes R&D de Soufflet Malt ».

Céréales : la Tricherie conduit 350 ha de blé bas carbone pour fabriquer des brioches

Fin mars, la coopérative la Tricherie (56,16 M€ de chiffre d’affaires, 98 000 t récolte 2024) a signé un partenariat avec Bellot Minoteries (Deux-Sèvres) et les brioches Fonteneau (Vendée) pour, autour d’une démarche innovante, réduire l’empreinte carbone des blés impliqués dans cette filière. « Pour l’heure, dix producteurs sont engagés, soit une surface de près de 350 ha, détaille Hortense Rigamonti, responsable environnement de la coopérative implantée dans la Vienne. Parmi les leviers actionnés : l’optimisation de la fertilisation, la réduction du travail du sol et la mise en place d’infrastructures agroécologiques ». Cette coopération se veut « durable et solide » au travers notamment d’un accompagnement des producteurs vers l’«agriculture régénérative» qui favorise la biodiversité, tout en garantissant qualité et traçabilité des productions. « Cet engagement vient compléter les actions déjà menées par la Tricherie », poursuit-elle. Pour rappel, la coopérative a déjà engagé près de 7000 ha dans l’agriculture régénérative, en partenariat avec différents acteurs de l’aval. (Anne Giletà

Vin : la coopérative Plaimont crée un fonds de dotation pour sauvegarder d’anciens cépages

La coopérative viticole Plaimont, implantée en Gascogne et piémont pyrénéen, crée un fonds de dotation pour sauvegarder d’anciens cépages, a-t-elle annoncé le 27 mai. Baptisé Cercle des cépages vivants, cet organisme de mécénat en appelle aux dons d’entreprises et particuliers. « Redonner vie à des cépages oubliés, c’est préparer l’avenir. Car ce sont parfois ces cépages qui résistent le mieux aux excès climatiques d’aujourd’hui », déclare la responsable R&D Elodie Gassiolle, citée dans le communiqué. Deux projets sont déjà en vue. L’un concerne le transfert d’un conservatoire de sélections intra-variétales gros manseng et petit courbu (près de 2 500 pieds), implanté depuis plus de 25 ans à Saint-Mont (Gers). L’autre vise la sauvegarde d’une parcelle datant de 1910, où se trouvent « plusieurs cépages rares ou encore inconnus ». Le fonds poursuit comme mission d’innover, à travers l’étude du potentiel agronomique et œnologique des cépages anciens. Il s’attache à transmettre, par exemple en accompagnant les jeunes vignerons dans la réimplantation de vieilles variétés. Des actions de communication auprès du grand public sont aussi prévues.

Grande distribution : Kretinsky appelle les créanciers de Casino à se montrer « responsables » (presse)

Daniel Kretinsky, actionnaire principal du groupe Casino, a appelé le 27 mai les créanciers du distributeur criblé de dette à se comporter de manière responsable. « Nous avons tous investi sur des hypothèses qui se sont avérées loin de la réalité. La valorisation du groupe et le montant de la dette ne sont donc pas soutenables », a-t-il affirmé dans une interview au Figaro. « Nous faisons face à l’impératif d’accepter la réalité, c’est-à-dire des pertes financières importantes, pour protéger la société qui mérite de prospérer, car son modèle économique est durable et pérenne », a assuré Daniel Kretinsky dans son interview. Dans sa proposition, dévoilée mi-mars, France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par M. Kretinsky et actionnaire principal de Casino, met 500 millions d'euros sur la table, réclamant une dette contenue à 900 millions d'euros (500 millions d'euros de créances abandonnés). Il revoyait en outre à la baisse sa demande en matière de contrôle actionnarial, proposant de descendre à 51% du capital. Le groupe Casino (Monoprix, Franprix, CDiscount...), passé sous le contrôle de Daniel Kretinsky en 2024, doit rembourser 1,4 milliard d'euros en mars 2027, un montant qu'il souhaite largement réduire via un accord espéré à l'été.

Bio : le chiffre d’affaires des Comptoirs de la bio en hausse de 6,2% sur les 12 derniers mois

Les Comptoirs de la bio ont annoncé le 27 mai que leur chiffre d’affaires en cumul annuel mobile (douze derniers mois, arrêté à fin avril) était en hausse de 6,2% à périmètre constant. Plusieurs voyants semblent plutôt encourageants pour le distributeur spécialisé dans le giron du Groupement des Mousquetaires qui annonce des évolutions positives pour sont chiffre d’affaires au mètre carré (+15% depuis deux ans), la fréquentation des magasins (+ 4,61% à fin avril) et le panier moyen (+ 3% à fin avril). « Les Comptoirs de la Bio abordent les prochains mois avec une vision claire : renforcer la compétitivité des magasins, défendre un commerce indépendant de proximité, accompagner la transition alimentaire et poursuivre un développement raisonné, durable et rentable », indique l’enseigne qui veut se distinguer notamment par son accessibilité en termes de prix. Les Comptoirs de la bio sortent d’une période de restructuration, marqué en 2025 par dix fermetures de magasins et deux ouvertures, le parc total atteignant désormais 63 magasins. Trois points de vente ont récemment ouvert à Carrières-sur-Seine (Yvelines), Tarbes et Montpellier.

Lait : Lactalis nomme Géraldine Amiel directrice générale communication et affaires publiques

Géraldine Amiel a été choisie par le groupe Lactalis pour devenir sa nouvelle directrice générale de la communication et des affaires publiques. Elle prend la suite d’Alexandra Laferrière. Géraldine Amiel occupait les fonctions de Senior Managing Director au bureau de Paris de la société de conseil FTI Consulting, après avoir occupé le poste de présidente de FGS Global pour la France. Avant de poursuivre son activité dans le conseil aux entreprises à partir de 2021, Géraldine Amiel a été journaliste économique à l’AFP, au Wall Street Journal et chef du bureau parisien de Bloomberg.