Agra Business | Bayer, Limagrain, Wegovy et Mounjaro, Tereos, LDC

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Semences : Bayer attaqué pour pratiques anti-concurrentielles en maïs OGM (presse)

Selon les informations de Reuters, le groupe Bayer est attaqué devant la justice par un concurrent américain, Latham, pour pratiques anti-concurrentielles sur le marché américain des semences de maïs OGM, qui lui auraient permis d'engranger « des centaines de millions, voire des milliards, de dollars acquis illicitement », d'après la plainte qu'a pu consulter l'agence de presse. Le semencier américain accuse Bayer d'avoir cherché à empêcher ses concurrents de développer des versions génériques des semences de maïs NK603, dont le groupe allemand détient les droits. Selon la plainte, « la quasi-totalité des semences de maïs hybride génétiquement modifiées vendues aux États-Unis possèdent le gène NK603, qui confère une résistance au Roundup ». « La demande pour le NK603 est restée importante depuis l'expiration du dernier brevet de Bayer le concernant en 2022, mais aucune concurrence viable n'est apparue », rapporte Reuters. Bayer aurait interdit aux semenciers indépendants d'utiliser son matériel génétique pour développer un produit de maïs générique concurrent, même après l'expiration du brevet sur le NK603, selon la plainte consultée par l'agence de presse américaine. Latham propose un recours collectif (« class action ») et réclame le triple des dommages-intérêts que cette entreprises et des acteurs similaires auraient subis.

Semences : Limagrain obtient un prêt de 300 M€ de la BEI pour accélérer sa R&D

Le groupe coopératif Limagrain et la Banque européenne d'investissement (BEI) ont annoncé le 28 mai la signature d'un accord de financement de 300 millions d’euros (M€), pour « soutenir l'innovation semencière et une souveraineté agricole durable ». Il s'agit de l'une des opérations de financement les plus importantes de la BEI dans le secteur agricole en Europe, selon le communiqué. Ce prêt à Limagrain, quatrième semencier mondial, vise à « accélérer les activités de recherche et développement du groupe dans le domaine des semences ». « L'opération appuie le développement de solutions innovantes dans l'amélioration végétale, afin d'améliorer les performances agronomiques des cultures ainsi que leurs qualités nutritionnelles et environnementales. » Plus précisément, le partenariat « vient renforcer le programme global d'investissement en R&D de Limagrain, porté par sa filiale Vilmorin ». La BEI et Limagrain précisent que les travaux de recherche se concentreront notamment sur l'amélioration des performances agronomiques des cultures (rendement, résistance aux maladies et aux ravageurs, adaptation aux climats et aux territoires, tolérance à la sécheresse, optimisation de l’utilisation des nutriments), ainsi que sur leurs qualités nutritionnelles et environnementales. « On va investir un peu plus dans l’IA, qui permet d’aller plus vite », a déclaré Sébastien Vidal, président de Limagrain.

Consommation : les traitements anti-obésité Wegovy et Mounjaro remboursés en France

Les traitements contre l’obésité Wegovy et Mounjaro pourront être remboursés en France, dans un cadre strictement encadré, selon deux arrêtés publiés le 28 mai au Journal officiel (JO). La prise en charge par l’Assurance maladie, fixée à 65 %, sera réservée aux patients souffrant d’obésité massive sans comorbidité ou sévère avec comorbidité, et uniquement en deuxième intention, c’est-à-dire en cas d’échec d’une première prise en charge nutritionnelle. En outre, elle doit s’inscrire « en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique ». « Considérant les conséquences financières pour les dépenses d’assurance maladie, le risque de mésusage potentiel, en dehors de ses indications remboursables », la prescription initiale de ces médicaments injectables sera strictement encadrée et contrôlée. Elle sera « réservée » aux médecins travaillant dans des structures spécialisées dans l’obésité, tels que les centres spécialisés de l’obésité (CSO), des CHU ou des établissements de soins médicaux et de réadaptation (SMR), précisent ces arrêtés. L’exécutif a ainsi choisi « de suivre partiellement » les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), qui estime le nombre de personnes concernées entre 1 et 2,1 millions. Jusqu’à présent, ces traitements commercialisés sur ordonnance en pharmacie depuis fin 2024 restaient entièrement à la charge des patients, pour un coût d’environ 300 euros par mois.

Sucre : Tereos souhaite intégrer « des acteurs locaux » au capital des Sucreries de la Réunion

En marge de la conférence de presse annuelle de Tereos, le 28 mai, son directeur général Olivier Leducq a expliqué souhaiter intégrer « des acteurs locaux » au capital des Sucreries de La Réunion. Il a réitéré l’attachement du groupe auxdites sucreries, expliquant que « l’idée, c'est de faire entrer trois, quatre acteurs économiques réunionnais reconnus », afin d’assurer l’avenir des sites. Dans un communiqué du 27 mai, Tereos rappelle que l’économie sucrière locale repose, entre autres, sur « les planteurs », qui doivent obtenir « un revenu stable et prévisible », et sur l’État. Plus en détail, « l’activité dépend notamment des subventions françaises. Il nous faut davantage de poids pour les maintenir auprès des autorités. Mieux vaut ainsi être plusieurs plutôt que Tereos seul pour peser », a expliqué le dirigeant, spécialement dans un contexte budgétaire français sous pression. Pour rappel, des professionnels ont rapporté auprès de divers médias locaux leurs inquiétudes quant au projet d’ouverture du capital des Sucreries de la Réunion de Tereos, certains craignant pour l’avenir des usines.

Sucre : baisse des résultats de Tereos, mais la sérénité demeure

Lors d'une conférence de presse tenue à Paris le 28 mai, le groupe Tereos a annoncé, sans grande surprise, un recul annuel de son chiffre d'affaires et de son Ebitda. Des baisses insuffisantes pour entamer sa sérénité, le groupe étant parvenu à abaisser significativement sa dette ces dernières années, ce qui lui permet de supporter des conjonctures moins favorables, rapportent ses dirigeants. Dans le détail, le chiffre d'affaires passe de 5,93 milliards d’euros (Md€) à 5,13 Md€ entre les exercices 2024-2025 et 2025-2026. Sur la même période, l'Ebitda passe de 801 millions d’euros (M€) à 416 M€. De son côté, la dette se stabilise à 2,25 Md€, à un niveau bien inférieur à celui observé il y a quelques années (2,7 Md€ en 2022-2023). Les raisons de la baisse des résultats sont le décrochage des prix mondiaux du sucre, dans un contexte de surabondance de l'offre par rapport à la demande, et des évolutions de taux de change défavorables aux activités de Tereos, ce dernier ayant des activités à l'international. Le producteur de sucre pointe ainsi la baisse du dollar et du réal brésilien face à l'euro. Avec toute la prudence qu’il se doit, au vu des difficultés à prédire l’avenir, le sucrier espère un rebond des prix mondiaux courant 2027, le contexte actuel ne pouvant durer pour bon nombre d’industriels dans le monde.

Volailles : le bénéfice net de LDC bondit de 32 %, poussé par la consommation

Le chiffre d’affaires du volailler LDC a progressé de 15,2 % pour atteindre 7,28 milliards d’euros (Md€) sur son exercice 2025-2026, et son bénéfice net a bondi de 32 %, à 321,5 millions d’euros (M€) ; des résultats justifiés par « le bon niveau de la consommation de volaille, l’intégration des dernières acquisitions et l’effet des hausses tarifaires », selon un communiqué du 27 mai. Le groupe a étendu son périmètre par l’acquisition du traiteur Pierre Martinet (en cours d’exercice 2025-2026, en France) et celles de plusieurs entreprises en Pologne, en Roumanie et en Allemagne. À périmètre et taux de change constants, son activité a progressé de 7,5 % sur l’exercice. Le groupe vise désormais 7,7 Md€ de chiffre d’affaires en 2026-2027 et 10 Md€ d’ici, tablant sur la croissance de la consommation de volaille et d’œufs et prévoyant de nouvelles acquisitions. LDC compte réorienter notamment vers la France les activités grand export de France Poultry, qu’il rachète au saoudien Almunajem. Le groupe prévoit aussi la construction d’ici 2028 d’un nouvel abattoir pour « pouvoir répondre à la demande croissante en poulet origine France ».

Produits laitiers : Triballat veut relancer les ventes de faisselle Rians

La laiterie Triballat, propriétaire de la marque Rians, a dévoilé le 28 mai ses nouvelles recettes de faisselles aux granolas, au miel et aromatisées. Cet élargissement de gamme a pour objectif d’attirer de nouveaux consommateurs, plus jeunes, et qui pourraient consommer ce produit traditionnel à de nouveaux moments, comme le petit déjeuner ou bien au cours des repas en l’utilisant comme ingrédient. « Nous souhaitons retrouver des ventes de faisselle en croissance à partir de 2027 », espère Vincent Bages, directeur général de Triballat. Leader de la faisselle en France (60 % de parts de marché), Rians est confronté à une érosion de ses ventes, à l’image de ce marché d’environ 16 0000 t annuelles, qui recule chaque année de 3 à 5 %. Il s’agit pourtant du produit phare de Triballat, ETI indépendante basée à Rians (Cher), qui collecte environ 55 millions de litres de lait de vache chaque année. Des volumes orientés vers la faisselle, la crème brûlée et la panna cotta, trois marchés sur lesquels Rians est leader. Triballat est également le premier acteur des fromages de chèvre AOP, un marché confronté à des défis sanitaires (hausse de infections de la bactérie STEC), économiques et sociétaux.

Volaille/restauration collective : Terrena et la région Pays de la Loire signent un « pacte »

Dans un communiqué du 28 mai, le groupe coopératif Terrena annonce avoir signé un pacte d’une durée de trois ans avec la région des Pays de la Loire visant à augmenter l’approvisionnement local des lycées publics, notamment en volailles. Ce pacte nommé « Ici, on cuisine ! » a été signé à l’occasion de la visite de la présidente du conseil régional Christelle Morançais au nouvel abattoir de volailles de Galliance (pôle volailles de Terrena), à Ancenis. La signature a eu lieu dans les locaux de SDA, société de distribution de Galliance, précise un responsable de la communication. La volaille est en effet la première filière concernée par le pacte, indique ce dernier. Le pacte consiste à construire des filières fiables répondant aux besoins de la restauration collective des lycées publics, en particulier en produits bio et durables, conformément à la loi Egalim. Ce partenariat « est une illustration concrète de notre engagement pour assurer davantage de produits d’origine régionale dans les assiettes de nos lycéens », précise Christelle Morançais, citée dans le communiqué. Terrena souligne dans son communiqué que la Région ambitionne de tendre vers 100 % d’approvisionnement régional pour la restauration collective des lycées.

Coopératives : avec « Sens », Valfrance écrit sa nouvelle identité stratégique

Valfrance a dévoilé, le 27 mai, sa nouvelle identité stratégique intitulée « Sens », symbolisée par une boussole et articulée autour de quatre piliers pour « structurer l’engagement ». Si le pilier « social » vise à « faire de chaque collaborateur un acteur essentiel de l’avenir de la coopérative en veillant à son épanouissement et à son engagement », le pilier « économique » s’attachera à « construire de nouvelles filières pour valoriser les productions des adhérents » tout en continuant à investir dans l’amont et l’aval et en misant sur l’innovation variétale pour s’adapter au changement climatique. Le pilier « nature » cherchera à faire monter en compétence les technico-commerciaux et les agriculteurs, notamment sur le dossier de l’agriculture durable et régénérative : les outils comme le bilan carbone, les couverts végétaux, le développement d’OAD, etc. sont au cœur de cette stratégie. Enfin, avec le pilier « sociétal », Valfrance souhaite « conforter un modèle coopératif de proximité », en développant des partenariats avec les parties prenantes (journées des maires, portes ouvertes dans les silos) et en accompagnant toutes les formes d’agriculture. La coopérative affirme ainsi sa trajectoire « engagée et cohérente », quelques mois après avoir acquis le statut de société coopérative à mission. (Anne Gilet)

Agenda de la semaine agricole du 1er juin 2026

Lundi 1er juin
Comité spécial Agriculture, à Bruxelles
Commission de l’Agriculture du Parlement européen
Commission de l’Environnement du Parlement européen
Assemblée générale du groupement Accord bio, à Lyon
Conférence de presse sur la fusion de Terres du Sud et Vivadour, à Agen
Journée mondiale du lait

Mardi 2 juin
Congrès des JA, à Bourg-en-Bresse (Ain), jusqu'au jeudi 4
Vote de l'Assemblée sur le PJL d'urgence agricole en séance publique
Les députés examinent en séance publique la PPL de revalorisation des retraites agricoles
Les députés examinent en séance publique la PPL sur le cadmium dans les engrais
Les députés examinent en séance publique la PPL sur le chlordécone
Les députés examinent en séance publique la PPL sur la santé mentale des agriculteurs
Conférence de presse de présentation du rapport Cyclope 2026
Conférence de presse du Space (salon de l'élevage de Rennes)
Colloque final du projet Casdar Entr’ACTES (élevage et attentes sociétales)
Conférence de presse de la Cave de Cairanne (vin)
Assemblée générale d’Invenio (recherche fruits et légumes), dans le Lot-et-Garonne
Assemblée générale de l'Anamso (semences oléagineuses), dans les Pyrénées-Atlantiques
Conférence de presse de Novaem-Medinbio (biosolutions)
Visite d'essais CTIFL légumes hors-sol et sol 2026, dans le Gard

Mercredi 3 juin
Commissions de l’Agriculture, des Budgets et du Développement régional du Parlement européen
Journée des légumiers 2026, dans l’Indre
La mission d'information du Sénat sur le pastoralisme présente son rapport
Conférence débat de l'Acta (instituts techniques agricoles)
Congrès international One Health organisé par l'Anses, INNOZH, Labocéa, dans les Côtes-d’Armor
Assises de l'Union des ingénieurs hospitaliers en Restauration (UDIHR)

Jeudi 4 juin
Journée nationale de la poire (CTIFL), en Indre-et-Loire
Conférence du Sommet de l'élevage (salon de l'élevage de Cournon)
Colloque organisé par le Groupe protéines et nutrition (GPN) sur les nouvelles recettes à base de protéines végétales

Vendredi 5 juin
Congrès de la meunerie européenne, à Marseille
Marchés mondiaux des produits laitiers (Idele)
Journées nationales de l'agriculture (6e édition)

Dimanche 7 juin 
Congrès international de la tomate transformée, aux États-Unis
Mobilisation d'associations pour défendre le Sage Vilaine, à Rennes