Lait : feu vert de l’UE à l’acquisition de DMK et DOC par Arla
La Commission européenne a donné son accord le 28 mai à l’acquisition sans conditions des coopératives allemande DMK (Deutsches Milchkontor eG) et néerlandaise DOC (Drents Overijsselse Coöperatie Kaas U.A) par le scandinave Arla Foods. « La Commission a conclu que l'opération ne poserait pas de problème de concurrence au sein l'Espace économique européen », est-il indiqué dans un communiqué. « Sur la base de son enquête de marché, la Commission a constaté que l'opération, telle qu'elle a été notifiée, ne réduirait pas de manière significative la concurrence sur ces marchés », estime la Commission. Plusieurs points ont été étudiés : le marché de l’achat du lait cru, la distribution de produits laitiers aux détaillants, la fourniture d'ingrédients à base de lactosérum et le risque d'offres liées ou groupées dans lesquelles le détaillant serait vivement encouragé à acheter des produits multiples en lot. Les trois coopératives avaient annoncé leur intention de se rapprocher en avril afin de bâtir un grand groupe laitier en Europe du Nord. Arla Foods pèse 13,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires (2024) tandis que le groupe DMK a représenté 5,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024. DMK et DOC sont très liés en possédant en commun l’entité dédiée à la transformation DMK GMBH.
Porc : le PDG de Maurer Tempé cherche toujours un repreneur d'ici le 2 juin
Le charcutier alsacien Maurer Tempé arrivant en fin de période d’observation, le PDG de cette Scop en redressement judiciaire, Mathieu Rouillard, a lancé un appel aux repreneurs sur Linked’In le 29 mai. A 4 jours de l’échéance, le 2 juin à 12 h, le dirigeant se tenait à disposition d’éventuels candidats au cours du week-end pour monter un dossier. Il confiait à Agrabusiness avoir eu « des échanges » a cours de la semaine et espérer une prolongation de la période d’observation afin de boucler un plan de reprise. Dans son post sur le réseau social professionnel, il invite à sauver « la plus vieille entreprise de charcuterie, salaisons et traiteur d’Alsace, basée à Kingersheim ». L’usine de saucisses et pâtisseries traditionnelles et ses 108 salariés (à la fin mai) reste en activité réduite, en cette basse saison de la choucroute, indique le dirigeant. Elle a en effet pu répondre à une partie des commandes au cours de la haute saison hivernale grâce aux 40 000 euros de dons collectés sur la plateforme Leetchi, explique-t-il. En mode dégradé depuis 2024 comme de nombreuses PME charcutières, Maurer Tempé ne bénéficie pas de délais de paiement de ses matières premières.
Nutri-score : Lactalis conteste la nouvelle version devant Conseil d’État (presse)
Le Conseil d’État a examiné le 28 mai le recours de Lactalis contre l’arrêté du 14 mars 2025, qui modifie les règles de calcul du Nutri-Score et les dispositions spécifiques sur les boissons, a rapporté L’Informé le jour même (article payant). L’industriel avait saisi la plus haute juridiction administrative après l'échec d'un recours gracieux auprès du ministère de l'Agriculture. Devant le Conseil d’État, Lactalis s’est interrogé sur la légalité du Nutri-Score vis-à-vis des exigences européennes, et notamment du règlement dit « Inco », qui régit l'information sur les denrées alimentaires fournies aux consommateurs. Le rapporteur public a rappelé que les questions « d’interprétation des textes européens posés par le Nutri-Score, identifiées de longue date, n’avaient à ce jour reçu aucune réponse claire dans la jurisprudence européenne ». Il a invité le Conseil d’État à saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) afin de déterminer si un État membre peut recommander l’ajout sur l’emballage d’un étiquetage nutritionnel complémentaire et synthétique tel que le Nutri-Score. Déjà critique du précédent Nutri-Score, Lactalis conteste le déclassement de plusieurs de ses produits. Il déplore en outre que l’algorithme ne tienne pas compte « des portions couramment consommées », ni des « nutriments d’intérêts apportés par le lait », rapporte L’Informé.
Presse agricole : Brice Guyau nommé président du groupe Réussir-Agra
Brice Guyau, secrétaire général adjoint de la FNSEA, a été élu, le 28 mai, président du conseil d’administration de Réussir Participations, la société actionnaire majoritaire de Réussir SA. Il succède à Henri-Biès Péré qui présidait le groupe d’information agricole Réussir depuis 2015 et a fait valoir ses droits à la retraite. A 51 ans, Brice Guyau est à la tête d’une exploitation agricole bio à Thorigny en Vendée (maraîchage, cultures de pommes de terre et élevage bovin viande). Fils de Luc Guyau, qui a présidé la FNSEA de 1992 à 2001 et la FAO de 2011 à 2013, Brice Guyau préside la FDSEA de Vendée et occupe le poste de vice-président de la Chambre d’agriculture de Vendée.