Le Burkina Faso a, une nouvelle fois, suspendu « jusqu’à nouvel ordre » ses exportations de farines de mil, maïs et sorgho (et dérivés) pour en « assurer la disponibilité régulière » et « améliorer leur accessibilité aux consommateurs », selon un communiqué consulté le 11 octobre par l’AFP. Cet embargo intervient après celui de 2022, finalement levé en juillet. Selon l’AFP, depuis cette date, les opérateurs économiques dénoncent la sortie massive de farine vers les pays voisins, où les prix sont plus attractifs, occasionnant sur le marché local la pénurie et la flambée des prix. « Tout contrevenant à cette décision s’expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur », avance le ministre du Commerce Serge Gnaniodem Poda. Et de préciser que « la délivrance des autorisations spéciales d’exportations de ces produits est également suspendue ». Depuis septembre 2022, le Burkina Faso est gouverné par une junte qui a fait du souverainisme économique une de ses priorités. Le régime promeut l’autosuffisance alimentaire et affirme que la production céréalière a atteint 7,15 Mt en 2025, soit 126 % des besoins nationaux, même s’il a bénéficié ces dernières années de dons de céréales, russes notamment.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.