Après un été marqué par une succession de vagues de chaleurs, de canicules et d’incendies, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a remis le 30 septembre au Premier ministre Sébastien Lecornu ses mesures pour « accélérer » la mise en œuvre du troisième plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc-3). Publié en mars 2025, ce plan vise à adapter la France à un scénario de réchauffement climatique de 4°C à l’horizon 2100. Le cabinet de la ministre a confirmé auprès de l’AFP la date de remise du document à Matignon, mais n’a pas souhaité faire de commentaire sur son contenu. Le financement du Pnacc-3 reste flou, alors que le gouvernement prévoit un effort budgétaire de 54 milliards d’euros en 2027 pour réduire le déficit public. Un temps évoqué, le relèvement du plafond du Livret A pour financer les mesures gouvernementales et dégager quelque dix milliards d’euros par an a suscité l’opposition du lobby bancaire. Selon une évaluation publiée le 29 septembre par l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), la France aurait besoin d’environ dix milliards d’euros par an pour accélérer l’adaptation au changement climatique. Des dépenses à mettre en parallèle avec les pertes liées au changement climatique : les vagues de chaleur qui ont frappé l’Europe en 2026 ont coûté 113 milliards d’euros, dont près des deux tiers en Italie, en Allemagne et en France a estimé l’assureur Allianz le 25 septembre.
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