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Circuits courts : en Bretagne, rentabilité déclarée en recul

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Les résultats du premier « Baromètre circuits courts » de la chambre d’agriculture de Bretagne, mis en ligne le 5 octobre, font état d’une satisfaction générale des agriculteurs pratiquant la vente directe, mais aussi d’« une rentabilité sous surveillance » et d’« une charge de travail importante ». Sur les 258 producteurs bretons interrogés en juin 2026, 40 % estiment que leur nombre de clients a augmenté au cours des douze derniers mois, notamment les producteurs de viande, de volailles et d'œufs. Mais seulement 19 % des répondants ont vu leur rentabilité croître, quand 35 % l’ont vue reculer.

Quant à la charge de travail, elle arrive en tête des difficultés rencontrées pour 40 % des producteurs interrogés. Un constat « sans surprise », lit-on dans le compte-rendu. « Au total, 53 % estiment avoir une charge de travail très importante », est-il indiqué, avec des distinctions selon les activités : 68 % en produits laitiers, 54 % en maraîchage, fruits et autres plantes, 45 % en viandes, volailles et œufs.

La chambre régionale d’agriculture précise aux agriculteurs qu’elle dispose d’outils pour faciliter la gestion des circuits courts et calculer précisément leur rentabilité. Elle les conseille en matière de stratégie commerciale pour développer leurs débouchés, d’organisation du travail et de gestion. Dans son communiqué, la chambre souligne la complexe définition du prix de vente : « Un prix que le consommateur est prêt à payer, mais qui permet aussi de couvrir les coûts et de rémunérer correctement le travail du producteur. » « En circuits courts, cette équation est particulièrement sensible », insiste-t-elle.

SC

« Au total, 53 % estiment avoir une charge de travail très importante »