Après un été de sécheresse historique, un jeune viticulteur a contesté le 25 septembre devant le tribunal de Privas (Ardèche) une amende de 500 € reçue en 2024, soutenu par trois syndicats qui dénoncent des règles sur l’irrigation déconnectées des réalités agricoles. « Si on est ici aujourd’hui, c’est parce qu’on est dans notre droit et qu’on n’a pas eu la possibilité de discuter », résume Quentin Coudeyre, accompagné par plusieurs membres de la FDSEA, des Jeunes agriculteurs et de la Coordination rurale, mais pas de la Confédération paysanne – qui dirige la chambre d’agriculture de ce département depuis 2025. L’amende concerne une visite de l’Office français de la biodiversité (OFB) du 11 août 2024, dans le sud de l’Ardèche. Le territoire était alors placé en alerte renforcée pour la sécheresse et l’irrigation limitée à certaines heures. En dehors de ce créneau, les pompes devaient être retirées du cours d’eau. Sur l’exploitation de Quentin Coudeyre, l’agent constate que cela n’a pas été fait. « Je n’arrosais pas, alors je pensais être dans mon droit », explique le jeune viticulteur à la barre. Son avocate, Me Christelle Cadet, pointe des arrêtés préfectoraux contradictoires sur le sujet, créant une confusion. La procureure de la République estime au contraire que le viticulteur devait se tenir informé des dispositions légales. Le tribunal de police rendra sa décision le 18 décembre.
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