Dans une étude publiée sur le site scientifique Frontiers, des chercheurs italiens de l’Université de Tuscia se sont penchés sur l’effet d’un hydrolysat de protéines d’origine végétale, seul ou en combinaison avec du calcium, sur la possible atténuation du stress thermique chez la laitue. L’hydrolysat de protéines est un mélange d’acides aminés qui soutient les processus physiologiques normaux de la plante lorsqu’elle est soumise à des conditions extérieures extrêmes. Dans leur étude, ils ont testé un hydrolysat de protéines, le même hydrolysat enrichi en calcium et un groupe témoin sans ces traitements. Les applications étaient foliaires. Les auteurs ont appliqué les produits trois fois à 4 mL/L. Ensuite, les plantes ont été exposées à des températures diurnes supérieures à 40 °C et à des températures nocturnes de 30 °C pendant trois jours consécutifs. L’originalité de cette étude réside dans cette durée extrêmement prolongée au stress thermique.
Les chercheurs rapportent que, par rapport aux plantes témoins, l’hydrolysat seul a augmenté la matière fraîche de 73 % et la matière sèche de 41 %. Avec celui enrichi en calcium, l’augmentation de matière fraîche atteint 82 %, tandis que la matière sèche progresse de 20 %. « Il semblerait enfin accélérer la récupération de la plante après l’épisode de chaleur », soulignent-t-ils. Ces derniers précisent que « s’il s’agit d’un excellent résultat expérimental, on ne peut pas le transposer directement à un rendement professionnel sans essai complémentaire ». En Italie, où la salade est principalement destinée aux industriels de la 4e gamme, la chaleur extrême de 2026 a entraîné des pertes allant jusqu’à 40 % et une disponibilité réduite pour les transformateurs.
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PG