Une commission d’enquête a été désignée fin juin par l’Inao dans le cadre de la procédure en vue de doter le gwell d’une appellation d’origine protégée (AOP). La demande d’AOP des producteurs de ce lait fermenté breton avait été ralentie, fin 2025, lorsque le comité national en charge des AOP laitières, agroalimentaires et forestières de l’Inao avait missionné des membres de l’instance sur le choix du signe AOP, l’analyse du lien à l’origine et la durabilité économique de la démarche. « Nous avons pu apporter toutes les réponses nécessaires aux interrogations, ce qui a permis d’enclencher cette nouvelle étape de la procédure », indique Cédric Briand, coprésident de l’Association des paysans producteurs de gwell (APPG). Il se réjouit que les caractéristiques du gwell AOP telles que définies initialement par les producteurs aient été maintenues. Le cahier des charges est particulièrement original, car il prévoit que le gwell soit exclusivement biologique et issu d’une production fermière. Il s’agirait en outre de la première AOP laitière bretonne. Le gwell est un « lait entier fermenté, élaboré par la méthode du repiquage en ensemençant du lait frais avec une fraction de gwell de la fabrication précédente », selon la définition de l’APPG, qui rassemble onze producteurs. Le lait doit être issus de vaches pie noir et être produit dans une zone englobant la région Bretagne et le nord de la Loire-Atlantique.
CB