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Maraîchage diversifié : inquiétude pour l’accès aux aides

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Chacune de son côté, la Fnab et la Confédération paysanne ont alerté les autorités sur l’accès des petites exploitations de maraîchage diversifié aux aides du « fonds de réarmement » du plan CASI (sécheresse).

Dans un communique de presse du 18 septembre, la Fnab (agriculteurs bio) demande que le « maraîchage diversifié » soit prioritaire dans l’accès au « fonds de réarmement agricole » du gouvernement, lancé à la suite des épisodes de canicule et de sécheresse cette année. Lors du lancement du fonds, la ministre de l’Agriculture avait indiqué que le maraîchage (sans préciser si elle parlait des légumiers ou des maraîchers diversifiés) ferait partie des critères de fléchage de l’enveloppe entre départements. Mais la Fnab constate « trop souvent » l’absence du « maraîchage diversifié », majoritairement pratiqué en bio, dans la construction des critères d’attribution.

Aussi la Fnab demande-t-elle que les agriculteurs bio soient réintégrés dans les discussions du plan CASI (qui inclut le fonds de réarmement) dans tous les départements, rappelant que les fermes bio sont globalement moins bien assurées. « On a transmis aux préfectures nos bilans d’impact fin août, mais on a " oublié " de nous inviter aux discussions dans de nombreux départements, c’est fâcheux quand même d’oublier 17 % des fermes françaises », commente Olivier Chaloche, co-président de la fédération. L’enquête qu’avait menée le syndicat en août a montré des pertes de production importantes, surtout en légumes, arboriculture et certaines productions céréalières.

Seuils d’éligibilité

Inquiétude confirmée par la Confédération paysanne quelques jours plus tard. Certains préfets de départements « instaurent des planchers de surface qui excluent de fait les plus petites fermes », rapporte la Confédération paysanne dans un communiqué le 23 septembre. Et de citer les cas de l’Ariège et la Drôme. Le syndicat souligne que 58 % des exploitations de fruits et légumes françaises font moins de 3 ha. Par ailleurs, la Conf' regrette que la préfecture de la Vienne exclue « les fermes qui ne sont pas bénéficiaires de l’aide Pac petit maraîchage ». Selon le syndicat, « très peu » d’exploitations maraîchères l’obtiennent « du fait des modalités très contraignantes de cette aide ».

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Dans d’autres départements, des syndicats agricoles de tous bords ont refusé de participer aux travaux de fléchage des aides. Dans le Lot-et-Garonne, les principaux syndicats (FNSEA, JA, Conf', Coordination rurale) ont signifié leur refus dans une lettre commune, intitulée « 853,48 € par agriculteur : l’État se fout de nous et abandonne les agriculteurs ». La Conf' a aussi fait la chaise vide dans l’Indre et l’Ardèche. Contactées, les autres centrales nationales ne nous ont pas apporté cette précision.

MR

« Des planchers de surface qui excluent les plus petites fermes »