Abonné

Pesticides : forte hausse des dérogations 120 jours

- - 2 min

Dans un rapport dévoilé le 24 septembre, l’ONG environnementale Pollinis dénonce les « pressions » politiques et budgétaires subies par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), chargée de délivrer les autorisations de mise en marché (AMM) de pesticides. Pollinis pointe le « sous-financement » des travaux de l’Anses en dépit de « l’augmentation de ses missions ». L’ONG affirme que l’Anses a vu son budget amputé « de près de 7 millions d’euros depuis 2024 ». Elle dénonce le plafonnement des recettes que retire l’Anses de la taxe AMM payée par l’agrochimie, « abaissée à 10,5 millions d’euros (M€) dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 » contre « 15 M€ » auparavant, le surplus étant « reversé au budget général de l’État ». L’ONG critique également le barème de la taxe AMM, qui fait que « les recettes ne couvrent que la moitié des dépenses de l’agence » pour financer l’évaluation des pesticides. Enfin, l’ONG déplore que l’expertise scientifique de l’Anses soit « contournée » par le gouvernement vu « l’explosion » du nombre de dérogations 120 jours délivrées par le ministère de l’Agriculture : « Depuis début 2026, 138 dérogations ont été accordées, contre 110 sur toute l’année 2025 et 83 sur l’année 2024. »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.