Dans un communiqué du 6 octobre, la Coopération agricole (LCA) présente son « Pacte coopératif » destiné à relever l’agriculture française, dans le cadre de l’élection présidentielle 2027. Il constitue une offre d’engagement réciproque entre les coopératives et l’État, « autour de dix propositions ». Parmi elles, citons la facilitation des opérations « de restructuration impliquant des coopératives permettant de préserver des outils industriels compétitifs sur les territoires ». Rappelons que le président de l’organisation Jean-Luc Duval avait déclaré lors d’une visioconférence organisée par l’Afja (journalistes agricoles) que l’Autorité de la concurrence se montre parfois trop contraignante, commentant l’échec de la fusion entre Euralis et Maïsadour.
Autres propositions : la mise en place d’un « dispositif de paiement pour services territoriaux » (emploi, aménagement des territoires, etc.) versé aux coopératives ; la création d’une exception agricole et alimentaire dans la commande publique ; la suppression des charges sociales « pendant cinq ans pour tout agriculteur qui s’engage en coopérative » ; l’instauration d’un fonds pour la transition agricole qui financerait « des démarches à l’échelle des territoires et des filières » ; ou encore la facilitation des opérations « de restructuration impliquant des coopératives permettant de préserver des outils industriels compétitifs sur les territoires ».
De leur côté, les coopératives s’engagent notamment à investir 10 Md€ jusqu’en 2028 dans leurs outils de production, et à abaisser de 40 % leurs émissions industrielles de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour rappel, LCA avait annoncé courant 2026 son plan de résilience des silos français de 4,3 Md€ afin de « renforcer la compétitivité de la filière et sécuriser les réserves de grains pour les vingt prochaines années ».
LCA réclame des paiements pour services territoriaux.
KC