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Serres : les Maraîchers nantais visent 60 MW de chaudières électriques

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Louis Vinet, trésorier de la Fédération des maraîchers nantais, a ouvert, le 24 septembre, les portes de son exploitation maraîchère à Bouguenais, en périphérie nantaise, pour dévoiler les deux chaudières électriques installées pendant l’été, pour une puissance de 2 MW et un investissement proche du million d’euros. Ces deux premières unités en Loire-Atlantique devraient rapidement être rejointes par d’autres équipements. « Il y a déjà 60 MW de raccordement pour de nouvelles chaudières électriques qui ont été demandés par les maraîchers du secteur. Le délai peut prendre de 3 à 48 mois », évoque Louis Vinet. Sur son exploitation, les deux chaudières devraient permettre de réduire de 15 % à 30 % la consommation de gaz pour la production de concombres, au printemps et en été, puis de la tomate, en automne et en hiver. « À horizon 2050, nous visons une décarbonation complète avec l’arrivée de technologies de pompes à chaleur adaptées à nos besoins et la récupération de la chaleur des data centers. Des études sont déjà en cours pour adosser ce type d’installation à nos serres », assure-t-il.

Le retour sur investissement des chaudières électriques repose sur la production d’eau chaude lorsque le coût de l’électricité est au plus bas dans la journée, entre 10h et 17h, mais aussi sur un contrat passé avec RTE. Cet accord spécifie que le régulateur des réseaux électriques peut s’appuyer sur les chaudières – dont la puissance unitaire représente la consommation de 1 000 foyers – afin de jouer sur la stabilité du réseau. Le maraîcher touche une prime pour mettre ces chaudières à disposition de RTE, ainsi qu’une prime d’activation lorsque le régulateur procède réellement à des arrêts ou démarrage des équipements. Dans le cas de la mise en route d’une chaudière, l’exploitant est donc payé pour consommer de l’électricité.

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Ces investissements de décarbonation des serres surviennent dans un contexte de montée en puissance de ce type de production. « Nous visons une augmentation du parc de serres de 30 % à horizon dix ans, pour un investissement estimé à 200 M€ », chiffre Régis Chevalier, le président de la Fédération des maraîchers nantais. Le parc de serres s’établit actuellement à 140 ha.

Objectif de 30 % de hausse du parc de serres à horizon dix ans