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Sucre : les cours mondiaux au plus haut depuis près de deux ans

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Le cours du sucre brut a atteint un sommet depuis près de deux ans à New York cette semaine, soit décembre 2024, porté par le ralentissement de la récolte au Brésil et les conséquences négatives de la mousson indienne. La tendance haussière a été initiée dès le début de l’été. La hausse de 20 % enregistrée en août a été largement portée par l’activité spéculative des fonds, préoccupés notamment par les risques associés à El Niño. Les dernières nouvelles « ont été globalement haussières » elles aussi, admet l’Organisation internationale du sucre (ISO) dans son dernier rapport de marché publié le 6 octobre. « Les pluies dans le Centre-Sud du Brésil ont ralenti la récolte, de sorte que la production de sucre semble désormais devoir être inférieure aux 39 Mt que l’ISO anticipait il y a six semaines », souligne l’organisation. Et la mousson indienne, qui « est terminée », a été très mauvaise et aura « des conséquences négatives pour la production en 2026-27 comme en 2027-28 », ajoute le rapport. Aux États-Unis, l’USDA estime la récolte nationale de sucre à 8,76 Mt cette année, contre 9,28 Mt en 2025-2026.

À court terme cependant, l’ISO prévoit un marché suffisamment approvisionné. Ces éléments tendent pour le moment à confirmer les prévisions des opérateurs français, que ce soit Tereos ou encore Cristal Union, qui avaient déclaré ces derniers mois tabler sur une remontée des cours pour la présente campagne commerciale, en raison du resserrement attendu de l’offre. Les surfaces en Europe ont d’ailleurs reculé, ajoutant un autre élément haussier, sachant que les récoltes de betteraves se sont avérées mauvaises en France en 2026. Reste à savoir si la hausse des cours mondiaux suffira à améliorer la rentabilité des betteraviers, qui ont constaté un net décrochage de leurs rendements, sachant que les coûts des intrants ont flambé.

La mousson indienne a été très mauvaise, prévient l’ISO.

KC