Les pistes de l’Adepale pour retrouver le chemin de compétitivité

La question de la restauration de la compétitivité des industries agroalimentaires revient sur le devant de la scène à la faveur de la sortie de la crise sanitaire, des tensions sur les cours de matières premières et de l’énergie, mais aussi de la campagne pour la présidentielle. Dans ce contexte, l’Adepale dresse un état des lieux du secteur agroalimentaire et de la situation des PME et ETI qui le constituent. Ces entreprises voient leurs marges diminuer année après année, leur compétitivité se dégrader et leur capacité d’investissement se contracte. Toutefois, il existe des solutions pour relancer cette industrie « qui risque de disparaître », selon les mots de Jérôme Foucault, président de l’Adepale et patron de Cofigeo, avec le soutien de l’État et des acteurs de la chaîne alimentaire. Un redressement qui passe par davantage d’investissement et d’innovation, selon l’économiste Nicolas Bouzou, afin de relever les grands défis que l’industrie doit affronter d’ici 2030.

« Si rien n’est fait pour corriger la trajectoire, c’est l’une des dernières industries de France, lieu d’excellence de notre pays, qui risque de disparaître, mais surtout, c’est une part de notre identité et de notre culture que nous perdrons » : ainsi s’exprime Jérôme Foucault, le président de l’Adepale, l’une des principales fédérations professionnelles des entreprises de l’agroalimentaire (16,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé, 1570 PME et ETI adhérentes).