Un PSN à contre-temps sur le bio

Dans le volet bio de la déclinaison française de la future Pac (PSN), le ministre de l’Agriculture avait donné la priorité aux conversions. Mais les contextes difficiles apparus depuis sur plusieurs marchés, et les risques de déconversion associés, interrogent a posteriori ce choix. Pour les syndicats, la renégociation annuelle du PSN devra être l’occasion d’ajuster le tir.

Le ministre s’en est défendu à plusieurs reprises. Loin d’abandonner le bio sur la prochaine programmation Pac, l’enveloppe a été significativement revue à la hausse dans le PSN, passant de 250 à 340 millions d’euros par an. « Une priorité : l’aide à la conversion », avait résumé sur Twitter en juin 2021 Julien Denormandie. Et de préciser sa pensée : c’est par les conversions « que l’on développe la production et que l’on répond à la demande du consommateur qui augmente ».