Le volume des ventes de bourgogne affiche sur un an (à fin juillet) -1,3 % pour les vins tranquilles, la baisse n’épargnant pas les rouges, a indiqué le 23 septembre le BIVB (interprofession). « Les mutations profondes et mondiales de la consommation de vin pèsent directement sur les ventes bourguignonnes », selon un communiqué. En rouge, leur volume est à -4,9 %. « Ce repli traverse toute la hiérarchie des appellations, note le BIVB. Même les grands crus de Côte-d'Or, théoriquement protégés par leur rareté et leur prestige, connaissent une baisse de 12 % sur la période. » En blanc, l’interprofession observe « une stabilité en trompe-l'œil ». Si les ventes résistent à +0,4 %, elles tiennent essentiellement grâce à trois groupes d’appellations : chablis et petit chablis, bourgognes et mâcons. Une performance qui est obtenue notamment grâce à un effort tarifaire. Les autres vins blancs reculent. Dans ce tableau contrasté, le crémant apparaît comme « l’appellation la plus dynamique ». Ses ventes annuelles affichent +6,5 % sur la période 2025-2026. Le crémant pèse désormais 17 % des volumes commercialisés, contre 12 % en 2021. En additionnant les vins tranquilles et effervescents, la Bourgogne voit ses ventes stagner à fin juillet (+0,05 %).
Côté circuits de distribution, seul le CHR (cafés, hôtels, restaurants) est en perte de vitesse. La grande distribution voit des ventes de bourgogne stables en volume (+0,1 % sur un an), y compris en rouge (+0,6 %) ce qui fait de la Bourgogne « le seul vignoble à afficher un résultat positif » dans cette couleur. L’export reste dynamique, avec 100,2 millions de bouteilles expédiées à fin juillet (+2,3 %), sous l’impulsion du crémant (+2,1 M de cols) et du blanc (+1,7 M). Un gain en volume qui s’opère au détriment de la valeur (-2,4%).
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JCD