Après plusieurs mois de sécheresse et de canicules, la filière cidricole française s’attend à une récolte 2026 historiquement faible. La production de pommes à cidre 2026 est estimée en baisse de 50 % par rapport à 2025, soit « l’une des plus mauvaises récoltes qu’ait connues la filière cidricole française », rapporte l’Union nationale interprofessionnelle cidricole (Unicid) dans un communiqué du 28 septembre. Le déficit hydrique et les épisodes successifs de fortes chaleurs ont sévèrement affecté le développement des fruits, entraînant des calibres plus faibles, des chutes prématurées et une maturité accélérée. Cette baisse des volumes va entraîner une forte perte de revenus pour les producteurs de pommes, alors que les charges liées à l’entretien des vergers demeurent. D’ores et déjà, de nombreuses exploitations sont confrontées à « d’importantes difficultés de trésorerie ».
Cette raréfaction de la matière première va également affecter les producteurs de cidres, qui rencontrent des difficultés d’approvisionnement en pommes. La situation est d’autant plus tendue que 2026 est, en France et en Europe, une année historiquement basse pour la pomme de table, dont le marché influe sur celui des jus. Au-delà de la campagne actuelle, la filière s’inquiète de l’état des vergers, soumis pendant plusieurs mois à un stress hydrique et thermique « particulièrement intense ». Selon l’Unicid, cet épuisement du verger pourrait en effet entraîner des difficultés pour prochaine campagne. Elle appelle à la mobilisation de tous autour de la filière cidricole française. « Derrière ces chiffres, ce sont plus de 4 000 emplois, des producteurs, des entreprises, souvent familiales, des vergers et des savoir-faire ancrés dans nos régions », souligne Jean-Louis Benassi, directeur de l’Unicid.
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JJ