En parallèle d’une mobilisation au port de Calais le 28 septembre, trois associations de protection animale ont annoncé l’envoi, le même jour, d’une mise en demeure à Irish Ferries pour lui demander de cesser son activité de transport de veaux non sevrés entre l’Irlande et l’Europe. Le transporteur « dispose désormais de quinze jours pour répondre avant que d’éventuelles poursuites judiciaires ne soient envisagées », précisent CIWF France, Welfarm et Quatre pattes dans un communiqué (également signé par l’OABA). Durant le week-end précédant le 28 septembre, les organisations ont mené des manifestations au port de Dublin (Irlande) et au port de Douvres (Royaume-Uni), de concert avec des ONG locales.
Les associations pointent des « manquements présumés à la réglementation sur le bien-être animal » lors de ces transports. « Lorsqu’ils arrivent en France, ces veaux ont déjà subi plusieurs heures de transport routier et environ 18 heures de traversée maritime sans être nourris », selon elles. « Cette situation constitue une infraction » au règlement européen (CE) n°1/2005, qui prévoit un délai maximal de 9 h entre deux repas pour les veaux non sevrés. De leur côté, alors que les Pays-Bas sont le premier débouché des veaux irlandais, les autorités néerlandaises ont récemment mis en demeure quatre transporteurs maritimes irlandais. Les entreprises visées – qui n’ont pas été nommées – ont un an pour se mettre en conformité, après quoi elles seront passibles d’astreintes allant jusqu’à 27 000 € par infraction.
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Irish Ferries est la dernière entreprise à transporter des veaux sur ces lignes depuis que le français Brittany Ferries s’est retiré du marché, en septembre. Avec plus de 200 000 têtes expédiées depuis le début de l’année, l’export de veaux est crucial pour la filière bovine irlandaise.
YG