Les additifs anti-méthane arrivent dans les fermes

Pascal Xicluna
Les fabricants d’additifs anti-méthane sont dans les starting-blocks. De nombreuses solutions sont déjà autorisées sur les marchés français et européens ou sont en passe de l’être, promettant des réductions d’émissions de méthane de 10 à 80 %. Les lipides, les algues ou le nitrate de calcium de Cargill sont déjà officiellement validés par les autorités sanitaires, et ils pourraient être rejoints bientôt par le 3-NOP du néerlandais DSM. Reste à convaincre les éleveurs. Les pistes de revenu sont encore embryonnaires, et le coût demeure inconnu dans la plupart des cas. Quoi qu’il advienne, ces additifs devraient être utilisés comme un complément aux leviers zootechniques déjà bien connus pour réduire les émissions.

Certaines entreprises misent sur les solutions naturelles, comme les algues ou l’huile essentielle de thym, d’autres sur les additifs de synthèse, comme le nitrate de calcium ou le 3-Nitrooxypropanol (3-NOP). Toutes ont la même promesse : réduire les encombrantes émissions de méthane entérique du secteur bovin en ajoutant quelques cuillerées de poudre à la ration des bovins. Les réductions d’émissions annoncées semblent même inespérées : entre 5 et 80 % pour des quantités allant de quelques grammes à quelques centaines de grammes dans les rations.