La start-up Edonia va pouvoir passer à une production industrielle et fournir les fabricant de produits agroalimentaires intéressés par cette alternative aux protéines animales comme la viande ou les produits laitiers.
Edonia a annoncé le 6 octobre avoir levé 15 millions d’euros auprès des fonds d’investissement Swen Blue Ocean 2 et EIT Food, et de son actionnaire historique Asterion Ventures. La société a aussi obtenu des « financements non dilutifs, notamment un soutien de Bpifrance et un financement bancaire », selon un communiqué.
Le but de ce financement est de passer à l’échelle industrielle. Un site va ouvrir d’ici un an au sein d’une usine existante de la Maison Chancerelle, producteur breton de sardines en conserves, plus connu à travers la marque Connétable. Pour l’instant, Edonia s’appuie sur un pilote industriel fonctionnel installé à Agen qui lui a permis de livrer ses premières commandes à Newrest et Aliive (Dietbon).
« Edonia entend par ailleurs développer son modèle de vente B2B, en fournissant son ingrédient Edo aux acteurs de la restauration collective en Europe, au Japon et aux États-Unis. Elle dispose déjà de 30 millions d'euros de précommandes, à travers une vingtaine de contrats conclus avec des leaders de l'industrie », détaille la société.
Adapté aux usages industriels
Edonia a mis au point un ingrédient nommé Edo à partir d’un microalgue, la spiruline, qui associe « une forte teneur en protéines à une texture adaptée aux usages de l’industrie agroalimentaire (IAA) et de la restauration, tout en conservant une liste d’ingrédients courte. »
Cet ingrédient peut être utilisé comme alternative aux ingrédients protéiques traditionnels (viande, poisson, fromage), notamment sous forme d’égrené, mais aussi pour enrichir des recettes du quotidien, du pain aux plats préparés.
Edonia assure que son process de fabrication, breveté développé en partenariat avec l’école d’ingénieurs agronomes AgroParisTech, permet de supprimer le goût peu agréable de la spiruline, sans ajouter d’arômes ni de texturants. Edonia avance que son ingrédient présente « une empreinte carbone jusqu’à 27 fois inférieure à celle de la viande. »