D’ailleurs, plusieurs projets de robots cueilleurs de tomate existent, et l’un d’eux se distingue du lot : le robot Grow de l’entreprise néerlandaise Ridder qui s’est alliée avec la start-up israélienne Metomotion, et dont la commercialisation a été annoncée en 2022. Il s’agit d’un robot avec un bras manipulateur équipé d’une pince coupante qui dépose les tomates dans la barquette. Du côté de la fraise, l’entreprise belge Octinion a lancé son robot Rubion équipé d’un préhenseur flexible : une pince qui se déforme légèrement en saisissant le fruit pour en préserver la qualité. « Les préhenseurs déformables sont une voie de recherche importante aujourd’hui en robotique pour tout ce qui est fragile », explique le responsable de l’équipe robotique à l’Inrae Roland Lenain. Une technologie qui pourrait être généralisée en robotique agricole « d’ici 3 à 5 ans », selon lui.