Œuf : le géant brésilien Global Eggs rachète l'américain Pearl Valley Farms
Dans un communiqué du 16 avril, la multinationale brésilienne de l’œuf Global Eggs, dont le siège est au Luxembourg, annonce l’acquisition de Pearl Valley Farms dans l’Illinois (Etats-Unis), connu dans le segment de l’œuf bio ou « premium ». Tout en se diversifiant, Global Eggs poursuit ainsi son expansion mondiale. Un article paru le même jour sur le média en ligne WattPoultry met en perspective de cette acquisition l’internationalisation des grands industriels brésiliens de l’œuf que sont Granja Faria, dont émane Global Eggs, et Granja Mantequeira (joint-venture avec JBS). Il y est rappelé que Global Eggs a acquis en 2025 Hillandale Farms aux Etats-Unis, et les Espagnols Hevo Group et El Granjero, puis un producteur uruguayen. De son côté Granja Mantequeira a acquis, également l’an dernier, l’Américain Hickman’sEgg Ranch, affaibli par l’influenza aviaire. Global Eggs affiche des cheptels de 20 millions d’oiseaux (reproducteurs et de production) au Brésil et de plus d’environ 22 millions de poules pondeuses aux Etats-Unis, en comptant les quelque 2 millions de Pearl Valley. Dans ce pays, Global Eggs est en train de dépasser Cal-Maine dans la course au leadership mondial, selon l’article.
Œufs : action antitrust aux Etats-Unis, Cal-Maine, et Versora visés (presse)
Aux Etats-Unis le département de la justice prépare une action antitrust à l’encontre d’acteurs majeurs de la filière œufs soupçonnés de s’être entendus sur les prix, a informé le Wall Street Journal le 17 avril. Cette affaire, qui implique notamment le leader, Cal-Maine, et Versora, fait suite à une vague de recours collectifs de consommateurs pendant la phase de forte inflation consécutive à l’hécatombe de poules pondeuses causée par l’influenza aviaire. Si les prix des œufs avaient reculé en janvier 2026 lorsque l'administration Trump a levé certains droits de douane, ils ont à nouveau bondi en février. L'an dernier, Cal-Maine avait déclaré coopérer avec les enquêteurs tout en avertissant que la portée, la durée et l'issue de l'enquête seraient incertaines. La plainte allègue que les producteurs d'œufs se sont coordonnés en utilisant un service d'analyse comparative des prix du secteur. Selon le département de la justice, les acteurs pourraient conclure un accord afin d’éviter un litige.
Engrais: l'AFD a accordé un prêt à OCP malgré des alertes internes (presse)
L’Agence française de développement (AFD) a accordé un prêt de 350 millions d’euros au groupe industriel marocain OCP, géant des phosphates servant à la production d’engrais, malgré des alertes internes sur des risques environnementaux, a indiqué Mediapart le 21 avril. Le prêt, qui a fait l’objet d’une convention signée le 9 mai 2025 et dont 200 millions ont déjà été versés, vise notamment à décarboner la consommation d’électricité du groupe OCP et à développer un filière d’«hydrogène vert», selon des informations publiées par l’AFD. L’ex-Office chérifien des phosphates est une société publique détenant le monopole de l’exploitation du phosphate au Maroc, base de la production d’engrais minéraux phosphatés, une source de contamination de l’environnement au cadmium. Mediapart indique que le prêt accordé à l’OCP avait fait l’objet d’un avis «réservé» de la commission développement durable de l’AFD, présenté lors d’un conseil d’administration de décembre 2024 où il était à l’ordre du jour. D’après le site d’informations et d’investigation, cet avis soulignait entre autres le risque d’un «impact négatif» sur les plans environnemental et social.
Coopératives et espaces verts : Chlorodis (Advitam/NatUp) passe dans le giron de Noriap
Spécialisée dans le conseil et la distribution de produits et de services pour les espaces verts, et détenue jusque-là à 66 % par le groupe Advitam et 34 % par NatUp, la société Chlrorodis a rejoint, depuis le 1er avril, Cobalys, filiale de Noriap. L’objectif est clair : étendre le terrain d’action de Cobalys dans le Nord, le Pas-de-Calais et la Normandie et structurer de nouveaux relais de croissance. Les deux entités, Chlorodis et Cobalys, affichent des expertises complémentaires sur le marché des espaces verts dédié aux professionnels de l’horticulture, pépiniéristes, collectivités locales, paysagistes, BTP et golfs. Sur le terrain, les interlocuteurs restent, pour l’heure, les mêmes pour les clients. Ces derniers bénéficieront en revanche progressivement « de nouvelles ressources, compétences et capacités opérationnelles. » Cobalys pèse désormais 30 millions d’euros de chiffre d’affaires (dont 8 M€ de Chlorodis) et emploie 53 salariés (dont 18 ex-Chlorodis). (Anne Gilet)
Tomate : une saison 2025 contrastée pour la coopérative bretonne Solarenn
A l’occasion d’un point presse le 21 avril, la coopérative bretonne Solarenn a indiqué avoir commercialisé près de 22 000 tonnes de tomates pour un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros en 2025 (contre 53 M€ en 2024). A cela s’ajoutent 150 tonnes de fraises, 25 000 mini pastèques et 5 tonnes de courgettes (légume lancée en 2025). Une performance assurée malgré une saison marquée par une forte pression sanitaire avec plusieurs ravageurs et la présence du virus ToBRFV, entamant les rendements. « Sur une même saison, nous avons eu la chance d’avoir un marché au beau fixe pour notre gamme « gourmande » une bonne partie de la saison, un marché plutôt morose pour la gamme des tomates cerise avec quelques timides éclaircies durant l’été, et un marché moyen pour la gamme classique », résume Ronan Collet, président de Solarenn. La coopérative a multiplié les promotions face à la concurrence accrue, du Maroc entre autres, notamment sur les tomates cerises. Elle a aussi participé à l’opération « Tomates Souveraines » pour soutenir la production nationale : elle a commercialisé 800 000 barquettes de 250 grammes floquées en tricolore. «Les volumes vendus n’ont pas toujours atteint les objectifs. C’était une première, il faut donc rester patient », indique Ronan Collet.