Spiritueux : l’américain Sazerac lance une offre de rachat sur l'allemand Berentzen
Le producteur américain de spiritueux Sazerac a lancé le 21 septembre une offre de rachat portant sur la totalité des actions du fabricant de boissons Berentzen, une opération soutenue par les conseils de surveillance et de direction du groupe allemand, selon l’agence de presse Reuters. Berentzen avait confirmé quelques jours plus tôt l'existence de pourparlers en vue d’une reprise. Sa finalisation est attendue au quatrième trimestre. L’allemand se présente comme l'un des plus anciens producteurs de spiritueux outre-Rhin et le leader du schnaps. Il a d'autres produits au portefeuille, comme la vodka, des boissons sans alcool, notamment des jus de fruits et la marque de maté Mio Mio. En juillet, Berentzen a dû revoir à la baisse ses prévisions de bénéfice opérationnel après une chute de son résultat semestriel à 0,6 M€, contre 3,2 M€ lors des six premiers mois de l'exercice 2025, indique Reuters. Le groupe dit faire face à une faible demande pour ses boissons, en particulier en Allemagne, où le pouvoir d'achat des consommateurs est sous pression.
Agroalimentaire : Mérieux NutriSciences (analyses) lève des fonds pour acquérir Certified Group
Mérieux NutriSciences a annoncé le 21 septembre l'entrée des sociétés d'investissement Peugeot Invest et Conti à son capital « en tant qu'actionnaires minoritaires stratégiques ». Ces derniers participent aux côtés des actionnaires historiques – l'Institut Mérieux, Sofina et le groupe Dassault – au financement de l'acquisition de la société américaine Certified Group, indique le n°2 mondial de la certification et des tests alimentaires dans son communiqué. Via Certified Group (300 M$ de chiffre d’affaires), Mérieux Nutrisciences acquiert « des compétences complémentaires dans des secteurs alimentaires clés (protéines animales, produits laitiers, produits d'épicerie emballés) », mais aussi dans « les cosmétiques, les compléments alimentaires, les médicaments en vente libre et les produits à risque réduit à base de nicotine ». Dans un communiqué séparé, Peugeot Invest précise investir « 175 M$ dans Mérieux Nutrisciences afin de soutenir l'acquisition de Certified Group et accompagner le groupe dans son ambition de devenir le leader des services d'analyses de sécurité alimentaire en Amérique du Nord, premier marché mondial ». Continental Grain Company (Conti) investit principalement dans le secteur agroalimentaire (Cérélia, Refresco, Multifoods, Agroberries...).
Céréales : hausse des résultats de Louis Dreyfus Company, portés par les biocarburants
Dans un communiqué du 21 septembre, le négociant Louis Dreyfus Company (LDC) a annoncé une progression de ses résultats économiques entre les premiers semestres de 2025 et de 2026, essentiellement portés par les bonnes performances de l’activité biocarburants, produits à base de soja et de maïs. Le chiffre d’affaires passe de 26,2 Md$ à 26,8 Md$ sur la période, l’Ebitda de 987 M$ à 1,036 Md$, et le bénéfice net de 418 M$ à 444 M$. « La contribution de la division oléagineuse et huiles végétales a progressé », tout comme celle du maïs, grâce à la hausse des marchés de l’énergie, peut-on lire dans le rapport. Pour rappel, le coût de cette dernière a flambé à la suite de la crise au Moyen-Orient, amplifiée par la fermeture du détroit d’Ormuz. Les cours du soja et du colza, dont l’huile sert à la production de biodiesel, ainsi que ceux du maïs, servant à la production d’éthanol (essence), sont influencés par l’évolution du pétrole. En revanche, malgré la hausse des chargements, les performances commerciales en blé ont été affectées par les défis logistiques imposés par la situation en mer Noire, compliquant l’exécution des contrats, explique LDC.
Jus de fruits : Refresco va fermer son usine haut-savoyarde de La Roche-sur-Foron
Refresco France, filiale du groupe néerlandais Refresco, a annoncé, dans un communiqué du 10 septembre, le projet de cessation totale d’activité de sa filiale J&C, dont l’unique usine est située à La-Roche-sur-Foron (Haute-Savoie). Spécialisé dans la préparation et le conditionnement des nectars et jus de fruits en briques en carton, le site haut-savoyard pourrait fermer définitivement d’ici à avril 2027. S’agissant des 79 salariés, le groupe assure mettre en place des mesures personnalisées de reclassement. Cette décision intervient dans un marché des jus de fruits en recul de 5 à 7 % en volume comme en valeur sur un an. L’ex-usine Fruité de La Roche-sur-Foron est la dernière des trois unités rachetées par Refresco à Britvic en 2020. Les deux autres, situées à Château-Thébaud (Loire-Atlantique) et Nissan-lez-Enserune (Hérault), ont été fermées en 2021 et 2024. Les volumes résiduels de La-Roche-sur-Foron seraient progressivement redéployés, principalement vers les sites de Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or) et Le Quesnoy (Nord). Le groupe néerlandais explique vouloir « optimiser les capacités existantes » et préserver sa compétitivité industrielle en France.
Lait : Luxlait prendra la suite de Lactalis auprès de 68 éleveurs luxembourgeois
La coopérative luxembourgeoise Luxlait va prendre la suite de Lactalis, qui a décidé de ne plus collecter 68 éleveurs laitiers réunis au sein de l’organisation de producteurs Prolek à partir de fin mars 2027, selon le média luxembourgeois Paperjam. Le volume à collecter représente 55 millions de litres de lait par an, qui étaient livrés à la laiterie Ekabe, propriété de Lactalis. Le géant laitier a décidé en mai la non-reconduction de la collecte de lait, dans un contexte de marchés internationaux des ingrédients laitiers connaissant « une forte volatilité » et « une intensification de la concurrence », avec une production européenne « devenue moins compétitive », selon l’industriel. Or, sa collecte locale est destinée à fabriquer ces ingrédients laitiers, qui sont « depuis plusieurs années valorisés à des prix très inférieurs aux conditions d’achat du lait de Lactalis au Luxembourg ». Lactalis précise s’être « engagé à accompagner et à soutenir les producteurs de Prolek dans la recherche d’une alternative garantissant la poursuite de leur activité ». « Luxlait indique actuellement collecter environ 170 millions de litres par an auprès de ses quelque 300 producteurs membres. L’arrivée potentielle des 55 millions de litres de Prolek augmenterait ce volume de 32 %, à environ 225 millions de litres », précise le média.
Évènementiel/élevage : baisse des exposants, érosion de la fréquentation au Space
Pour sa quarantième édition, qui s’est achevée le 17 septembre, à Rennes, le Space a enregistré une nette baisse de son nombre d’exposants, apprend-on dans un communiqué publié le 18 septembre. Cette année, 1 019 entreprises et institutions sont venues y tenir un stand, soit environ 200 de moins que lors des deux précédentes éditions. Un tiers des exposants étaient internationaux, précisent les organisateurs. De son côté, la fréquentation est en léger recul sur un an, à 100 107 visiteurs ; lors de l’édition record de 2025, le salon avait accueilli quelque 2 000 personnes de plus. Inauguré par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 15 septembre, le Space 2026 a été marqué par le « retour des animaux (700) avec un programme complet », alors que les maladies animales avaient découragé de nombreux éleveurs l’année dernière. Pour rappel, la préparation du Space 2026 a été perturbée par un conflit interne entre les salariés et les dirigeants, qui a nourri des craintes de retard dans l’organisation du salon. En 2027, le Space fêtera ses 40 ans et se tiendra du 14 au 16 septembre à Rennes Parc expo.
Coopératives : Terres Bocage Gâtinais a un nouveau directeur général
Jérôme Condamy, directeur général de Terres Bocage Gâtinais (Seine-et-Marne) depuis décembre 2023, a quitté l’entreprise. Marc Bonnet, directeur général de la filière CRC (Culture raisonnée contrôlée) depuis janvier 2018, a été recruté pour le remplacer. Il arrivera chez Terres Bocage Gâtinais le 5 octobre. Interrogée par Agra Business, Corinne Bonnet, la présidente de la coopérative, précise bien évidemment qu’il n’existe aucun lien de parenté entre elle et son futur directeur général. (Anne Gilet)