Agra Business | Nestlé, Heineken, KFC/Volena et Texas Chicken

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Agroalimentaire : jusqu'à 180 suppressions d'emplois chez Nestlé en France à partir de 2027

Nestlé prévoit jusqu'à 180 suppressions d'emplois en France dans les fonctions support, notamment au siège basé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), ainsi que dans deux centres de recherche à Tours (Indre-et-Loire) et Lisieux (Calvados), a annoncé le groupe agroalimentaire suisse le 23 avril. D’après l’AFP, ces projets s'inscrivent dans le cadre du plan annoncé en octobre 2025 par le nouveau directeur général Philipp Navratil, prévoyant la suppression de 16 000 postes dans le monde afin de réduire les coûts du groupe de plus d'un milliard d'euros à partir de 2027. Dans un marché agroalimentaire « sous tension marqué par la pression sur le pouvoir d'achat, la hausse des coûts de production et une concurrence accrue », Nestlé France prévoirait notamment « de recourir davantage aux services partagés du groupe et de simplifier sa structure, y compris de ses centres de recherche et développement de Tours et de Lisieux », a-t-il indiqué dans un communiqué. Ces projets « pourraient conduire à la suppression de 180 postes en France », ajoute le texte. « En tenant compte des postes vacants, des créations de postes et des mobilités internes volontaires, l'impact social effectif pourrait être ramené de 75 à 100 postes. » Nestlé compte près de 9 000 emplois en France au total, dans treize usines, quatre centres de R&D et un siège social.

Agroalimentaire : Nestlé rassure sur ses ventes et maintient ses objectifs pour 2026

Nestlé a maintenu ses objectifs pour 2026, malgré les répercussions encore incertaines du conflit au Moyen-Orient sur les coûts des matières premières et le climat de consommation, et bondit en Bourse après avoir surpris favorablement sur ses volumes de ventes au premier trimestre. En dépit du vaste rappel de laits infantiles, ses volumes de ventes ont augmenté grâce à d'autres catégories de produits, dont le café, les produits culinaires et snacks. Selon l’AFP, le nouveau patron, Philipp Navratil, estime que la stratégie mise en place pour redresser les ventes « porte ses fruits ». Avec la force du franc suisse, qui connaît des poussées de fièvre du fait des tensions géopolitiques, le chiffre d'affaires s'est inscrit en baisse de 5,7 % par rapport au premier trimestre l'an passé, à 21,3 milliards de francs suisses (23,1 Md€), les effets négatifs de change se chiffrant à 9,3 %, a indiqué le géant de l'alimentation dans un communiqué. Sa croissance organique – un indicateur très suivi par les analystes financiers pour jauger ses ventes hors effets de change et acquisitions ou cessions – s'est tassée à 3,5 %, contre 4 % au quatrième trimestre sous l'effet du rappel de laits infantiles. Les volumes de ventes ont toutefois largement dépassé les prévisions, enregistrant une hausse de 1,2 %.

Bière : Heineken voit ses ventes baisser, mais maintient ses perspectives

Le brasseur néerlandais Heineken a fait état le 23 avril d'une baisse de 0,8 % de ses ventes de bières (en volume) au premier trimestre, mais a maintenu ses prévisions annuelles malgré des inquiétudes sur « un commerce mondial plus complexe et plus instable ». Le deuxième brasseur mondial derrière AB InBev a affiché un volume de bières de 53,6 millions d'hectolitres (Mhl) pour la période de janvier à mars, contre 54,1 Mhl à la même période en 2025. « Depuis le début de l'année, le commerce mondial est devenu plus complexe et plus instable, ce qui a des répercussions sur la disponibilité et les coûts de l'énergie sur certains marchés », a déclaré le directeur général Dolf van den Brink. « Cela entraîne des pressions inflationnistes, susceptibles d'affecter la confiance des consommateurs à moyen terme », a-t-il déploré. Le brasseur connaît depuis plusieurs mois des difficultés et a notamment annoncé en février supprimer entre 5 000 et 6 000 emplois au cours des deux prochaines années (sur 87 000). M. van den Brink a également créé la surprise en janvier en annonçant son départ de la tête de l'entreprise après presque six ans. L'entreprise a toutefois maintenu ses prévisions annuelles, tablant sur une hausse de 2 à 6 % de son bénéfice d'exploitation hors éléments exceptionnels et amortissements, sa mesure privilégiée.

Fruits et légumes : en Italie, 28 OP lancent une initiative « développement durable »

À l’occasion du salon Macfrut en Italie, le 22 avril, 28 organisations de producteurs (OP) italiennes ont lancé une initiative commune autour du développement durable, baptisée « Generazione Ortofrutta » (Génération fruits et légumes), rapporte le site internet Italia Fruit. L’initiative, qui couvre les domaines environnemental, économique et social, est portée par Italia Ortofrutta (interprofession), en collaboration avec CREA (Conseil pour la recherche agricole et l'analyse économique agricole). Le projet prévoit l’introduction d’une norme de développement durable, pouvant déboucher sur une certification et l’apposition d’un logo spécifique sur les emballages. Le cahier des charges technique prévoit des investissements visant à améliorer la performance durable et à optimiser la production. « Nous nous sommes concentrés sur le consommateur en partant du principe que la durabilité commence chez le producteur. Nous voulons mettre en valeur ce que le secteur a à offrir, y compris face à des enjeux sociaux délicats comme la gestion du travail en agriculture », explique Andrea Badursi, président d'Italia Ortofrutta. « Generazione Ortofrutta » regroupe quatre secteurs : les fruits, les légumes, le bio et les agrumes. Au total, les 28 organisations de producteurs impliquées sont actives dans 17 régions italiennes, regroupant plus de 4 000 producteurs et environ 33 000 ha de terres cultivées.

Volaille : KFC a engagé des diagnostics d’empreinte carbone chez son fournisseur Volena

Lors d’un débat organisé par Anvol (interprofession de la volaille de chair) le 16 avril, la d.g. de KFC France, Isabelle Herman, a signalé que la chaîne de restauration avait engagé des travaux sur l’empreinte carbone en élevage avec le consultant Carbon Farmers et son fournisseur Volena (filiale de LDC). Elle a précisé que les diagnostics réalisés et un pilote en élevage permettraient d’établir « les coûts associés » de la décarbonation. Des premiers chiffres seraient disponibles dès juin, a appris Agra Presse auprès de Carbon Farmers. Interrogée sur la part de viandes de volailles françaises dans les plats servis en France, la directrice générale de KFC a indiqué que le tonnage mis en œuvre dans l’Hexagone avait quasiment doublé en quelques années, passant de 4 000 t à 9 000 t aujourd’hui. Elle a aussi souligné que cette proportion dépendait des produits. Ainsi, a-t-elle détaillé, les ailes sont 100 % d’origine France, ainsi que la majorité des filets. Tandis que les autres pièces provenaient indifféremment d’UE. Malgré le recours à une centrale d’achat européenne, KFC France est « dans une logique d’augmentation » des matières premières de France, a-t-elle assuré. La chaîne « continue de se préparer » à la démarche ECC (European Chicken Commitment), a aussi assuré la directrice.

Restauration : la chaîne Texas Chicken s’associe en Chine en vue de 600 implantations

La chaîne américaine de restauration rapide Texas Chicken s’est associée en Chine avec Deke Sheng Tang, spécialiste chinois de la restauration rapide, en vue de déployer ces prochaines années 600 restaurants dans ce pays, voire davantage, annonce-t-elle dans un communiqué le 13 avril. La version internationale de l’enseigne Church’s Texas Chicken dans les États américains, signe ainsi son plus gros contrat de franchise, selon le communiqué. Les deux enseignes de poulet frit et sandwichs au poulet pané revendiquent plus de 1 400 points de vente dans 22 pays, notamment en Asie du Sud-Est et dans la péninsule arabique. Dans un communiqué d’avril 2025, Church’s Texas Chicken annonçait avoir noué des contrats en Allemagne, en Hongrie, en Géorgie, en Azerbaïdjan et au Maroc en vue d’ouvrir plus de 900 points de vente. La chaîne voit aussi le Royaume-Uni, la France, l’Italie et l’Espagne comme des terrains de conquête, selon un article paru début avril 2026 sur le site d’informations spécialisé Meatpoultry.com. En France, l’unique établissement Texas Chicken qui avait ouvert, à Poitiers, est désormais fermé. Les deux chaînes appartiennent à deux fonds d’investissement américains, High Bluff Capital Partners et FS Investments.