Agrafil du 10 juin 2022

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Négociations commerciales: une inflation à 3,5%, soit la moitié des hausses demandées

D’après les résultats de l'Observatoire des négociations commerciales (médiateur), rendus publics le 9 juin, les négociations entre industriels et distributeurs sur les marques nationales ont abouti, au 1er mars, à une inflation de 3,5% des prix des produits alimentaires. Les hausses de prix les plus importantes ont été enregistrées sur les produits frais laitiers (+4,7%) et l’épicerie salée (+5,1%), notamment les pâtes alimentaires. Les demandes de hausses dans les CGV (conditions générales de vente) envoyées par les industriels étaient, en moyenne, de 7,2%. Les négociations se sont déroulées dans un contexte particulièrement tendu en raison de l’inflation et de l’entrée en vigueur de la loi Egalim 2. «Selon la majorité des répondants, la loi Egalim 2 a bien rempli son rôle en ce qui concerne la sanctuarisation de la MPA (matière première agricole, NDLR) et beaucoup considèrent qu’elle a permis d’éviter une multiplication des échecs de ces négociations dans un contexte inflationniste complètement nouveau pour la majorité des acheteurs», souligne le médiateur des relations commerciales agricoles. Il signale cependant une défaillance dans la mise en place, entre autres, des clauses de révision automatique des coûts de MPA. Cette défaillance «n’a pas permis leur application au second trimestre 2022», alors que les charges des producteurs bondissaient après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Gouvernance du parcours d'installation: les Régions satisfaites après avoir vu M. Fesneau

Les représentants de Régions de France sont ressortis satisfaits de leur rencontre avec le nouveau ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, le 8 juin, en particulier sur des dossiers «de moyen terme» comme la gouvernance des parcours d'installation ou des politiques de la forêt. Après avoir récupéré la compétence de la dotation Jeunes agriculteurs (DJA) pour la prochaine Pac, les Régions demandent de gérer également le parcours d'installation, entendu comme l'ensemble des trois dispositifs suivants: les Points accueil installation (PAI), les Centres d’élaboration du plan de professionnalisation personnalisé (CE3P) et le stage collectif de formation de 21 heures. Le ministre en ferait «un vrai chantier en vue de la loi d'avenir agricole de l'année prochaine», indique-t-on chez Régions de France. Dans le cadre de cet éventuel changement de gouvernance, le président des chambres d'agriculture avait plaidé, en janvier, pour qu'une seule offre d'accompagnement soit soumise dans chaque région, avec les chambres d'agriculture comme «têtes de file», aux côtés des Jeunes Agriculteurs et d'autres organisations comme les Grab (agriculteurs bio). Une «main tendue» qui avait été bien accueillie par le réseau Fnab.

Néonicotinoïdes: un système assurantiel à l'étude pour les betteraviers (ITB)

Alors que les dérogations à l’interdiction des néonicotinoïdes expireront en juillet 2023, le Plan national de recherche et innovation (PNRI) devra proposer «un dispositif économique garantissant la marge brute des planteurs», souligne Alexandre Quillet, le président de l'Institut technique de la betterave (ITB). Car, malgré les 20 millions d’euros investis par les acteurs publics et privés pour les trois ans de recherche, aucune «solution miracle» n’a encore été identifiée, reconnaissent les experts de l’ITB. Comme le souligne Fabienne Maupas, directrice scientifique de l’institut, «les alternatives reposeront sur des combinaisons complexes» mélangeant variétés résistantes, cultures associées, biocontrôle et infrastructures agroécologiques. Or ces itinéraires sont encore en cours d'élaboration, et les premières variétés qui seront disponibles «auront des rendements 15 à 20% inférieures aux variétés élite», prévient Fabienne Maupas. Pourtant, «il ne reste que 400 jours avant que les agriculteurs ne prennent leurs décisions pour la campagne 2023», observe Alexandre Quillet. Un «système assurantiel de transition» pourrait alors, selon l’ITB, faciliter l’appropriation des nouvelles techniques, en couvrant les pertes de marge associées, pour maintenir les surfaces plantées. Porté au sein du PNRI par l’ARTB et Agrocampus, le projet Grecos se penche actuellement sur les contours d’un tel mécanisme et sur les moyens de l’insérer dans la Pac post-2023.

Pesticides: les ONG s'inquiètent des indicateurs de suivi retenus par Bruxelles

L’indicateur de risque harmonisé (HRI-1) retenu par la Commission européenne pour suivre les progrès accomplis vers l’objectif de réduction de 50% de l’utilisation et des risques liés aux produits phytosanitaires inquiète l’organisation européenne de défense de l’agriculture bio Ifoam et les ONG PAN Europe et Global 2000. Selon elles, le HRI-1 surestime systématiquement le risque des substances naturelles utilisées en agriculture biologique par rapport aux substances de synthétiques. «Cet indicateur compromet sérieusement l'ambition et la crédibilité des propositions» que doit présenter la Commission européenne le 22 juin pour réviser la directive sur l’utilisation durable des pesticides, ont-elles estimé lors d’une conférence de presse le 9 juin. Elles demandent à la Commission européenne de revoir sa copie en adoptant d’autres indicateurs qui ne soient pas basés uniquement sur les volumes, citant par exemple l'indicateur français Nodu. «La Commission est sous la pression de certains États membres qui ne veulent pas réduire l’utilisation des pesticides», estime Éric Gall directeur d’Ifoam. Une dizaine d’États membres d’Europe centrale et orientale vont d’ailleurs exprimer, le 13 juin à l’occasion de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE, leurs réticences quant aux objectifs de réduction d’utilisation des pesticides, estimant que les questions de sécurité alimentaire et de compétitivité doivent faire partie de la réflexion.

Pomme de terre: en congrès, l'UNPT alerte sur la situation de la filière féculière

«La filière féculière française est en danger de mort», a alerté Geoffroy d'Evry, le président des producteurs de pommes de terre de l'UNPT (FNSEA), lors du discours de clôture de leur congrès le 8 juin. «La destruction de valeur que subissent les producteurs conduira inévitablement à l'amputation de notre souveraineté alimentaire et industrielle et à la fin de notre rang de grand exportateur mondial de fécule», s'est-il alarmé. Le syndicat avait déjà interpellé les féculiers, il y a un an, sur «la baisse des éléments de rémunération» de la récolte 2021. Pour remonter la pente, le président de l'UNPT en a appelé aux pouvoirs publics, à qui il demande de «pouvoir bénéficier d'un point d'éco-régime supplémentaire pour la fécule», mettant en avant la volonté exprimée par le gouvernement de soutenir la production française de protéines. «D'ici les prochains assolements, nous devons tout mettre en œuvre pour redonner de la perspective à nos producteurs au risque de les voir rompre leurs engagements contractuels», prévient-il.

Grêle: Groupama estime les pertes de récolte à plus de 16 millions d’euros

Les épisodes de grêle qui ont sévi du 2 au 6 juin vont coûter «au moins 16,6 millions d’euros brut» à Groupama, estime l’assureur à l’issue d’un premier bilan le 9 juin. Groupama a reçu «plus de 2700 déclarations de sinistres». Les principaux dégâts sur récoltes concernent les cultures d’hiver (colza, blé, orge) et les cultures de printemps et d’été (maïs, productions de semences, tournesol) avec des pertes «parfois totales». D’après les premiers retours du terrain, en grandes cultures, «des milliers d’hectares ont été versés, déchiquetés ou noyés notamment dans les Charentes, l’Eure-et-Loir, l’Allier, le Cher, la Côte-d’or, les Yvelines et de nombreux autres départements», indiquait l’AGPB (producteurs de blé et autres céréales, FNSEA) dans un communiqué le 7 juin. La vigne a également été touchée, avec des atteintes aigües localisées dans des vignobles de Savoie, d’Indre-et-Loire, du Bordelais et du Gers. Dans ce département, qui compte 20 000 ha de vignes, 5000 ha ont été dévastés, dont 1000 ha ne seront pas vendangés, signale Olivier Dabadie, président de la section interprofessionnelle des Côtes de Gascogne.

Chèque alimentaire: l’Adepale se réjouit, le Modef donne un «carton rouge»

Dans un communiqué du 9 juin, l’association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale) salue le virement alimentaire aux familles modestes annoncé pour la rentrée par Élisabeth Borne. «Ce dispositif d’urgence permettra d’apporter une réponse simple et rapide aux Français les plus démunis face à l’inflation», estime l’association. L’Adepale appelle toutefois le gouvernement à «prolonger» le dispositif de façon à soutenir «la pérennité de la chaîne alimentaire française». À l’inverse, le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef) adresse un «carton rouge» au gouvernement, car le chèque alimentaire «tarde encore à voir le jour». Dans son propre communiqué diffusé le même jour, le Modef défend un chèque alimentaire «de 100 euros par mois» pour les étudiants, précaires et retraités, qui serait distribué par les associations caritatives, dépensé dans les épiceries et commerces de proximité partenaires, sur des produits «d’origine française, frais et peu transformés». Le 8 juin sur BFM TV, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire affirmait qu’il «ne sait pas faire» pour flécher un chèque sur des produits d’une qualité ou d’une origine particulière.

Porc: l’interprofession Inaporc appelle à revaloriser les prix payés aux éleveurs

«Seule une revalorisation rapide des prix payés aux éleveurs pourra limiter les conséquences dramatiques de [l']effet ciseaux sur la filière porcine française», estime l’interprofession Inaporc dans un communiqué le 9 juin. Entre la flambée de l’alimentation animale et un prix de vente qui stagne depuis mi-avril, «les éleveurs n’ont pas atteint leur seuil de rentabilité une seule fois sur les douze derniers mois». D’après Inaporc, le prix de l’aliment pour porcs a augmenté de «25% en un an», une flambée exacerbée par la guerre en Ukraine. Quant au prix payé aux producteurs, il stagne en moyenne autour de 1,85 €/kg, «alors que le coût de production devrait franchir la barre des 2 €/kg». Malgré l’aide d’urgence débloquée par le gouvernement, «la conjoncture continue de se dégrader», à tel point que 10% des éleveurs «se dirigent aujourd’hui vers une cessation d’activité dans les prochains mois», alerte Inaporc. «Cette proportion pourrait grimper à 30% selon certaines estimations.» L’interprofession est aussi «très inquiète sur l’avenir de nombreuses entreprises de l’aval», qui font aussi face à l’inflation de nombreuses charges.

Sucre: Tereos, redevenu bénéficiaire, veut poursuivre son désendettement

Le groupe sucrier Tereos, repassé dans le vert sur l’exercice 2021-2022, affiche encore «des dettes trop importantes», a-t-il indiqué le 9 juin. «Tereos conserve son cap sur le retour à une performance solide sur le long terme, avec comme priorités le désendettement et une meilleure rémunération de nos coopérateurs», déclare le président du conseil de surveillance Gérard Clay. Son résultat net atteint 172 M€ (contre -133 M€ en 2020-21), avec un chiffre d’affaires de 5,1 Md€ (+18%) «soutenu par les prix de l’éthanol, du sucre et les activités amidonnières». L’Ebitda s’élève à 682 M€ (+47%). Nommé en avril, le nouveau président du directoire Ludwig de Mot veut «bâtir une culture de la performance». Une revue du portefeuille d’actifs s’est déjà traduite en 2021-2022 par la cession d’activités en Chine et au Mozambique, de sa participation dans Copagest (malt), ainsi que la fermeture prévue d’activités en Roumanie. Fait nouveau, le groupe n’exclut pas une restructuration en France, y compris dans ses sucreries. «Les enjeux pour restaurer la rentabilité et sécuriser l’avenir de la filière sont devant nous», considère Gérard Clay. Tereos promet une rémunération de la betterave «au moins au niveau des concurrents». Par ailleurs, le groupe veut modifier sa gouvernance, en fonctionnant avec un conseil d’administration.

Devoir de vigilance: une médiation judiciaire proposée à Casino

Une médiation judiciaire a été proposée dans le cadre du devoir de vigilance au groupe Casino, accusé par onze organisations de défense de l’environnement et des indigènes de participer via ses filiales sud-américaines à la déforestation de l’Amazonie, a appris l’AFP à l’issue d’une première audience au tribunal de Paris le 9 juin. Cette médiation devrait avoir lieu «d’ici la fin juillet», a indiqué Sébastien Mabile, l’un des avocats de cette coalition d’ONG (parmi lesquelles France nature environnement). «Dans les supermarchés des filiales de Casino au Brésil et en Colombie se trouve de la viande de bœuf qui provient d’abattoirs se fournissant auprès de fermes participant à la déforestation illégale de l’Amazonie», a-t-il expliqué, en reprochant au distributeur de n’avoir rien fait depuis qu’il a été assigné en mars 2021. Une délégation d’une dizaine de personnes venues d’Amazonie était également présente sur le parvis du tribunal. Eloi Terena, avocat et membre de l’association des peuples autochtones du Brésil (Apib), a dénoncé la présence d’un élevage situé à Uru Eu Waw Waw (état de Rondonia), sur lequel 13 411 hectares de forêt ont été déboisés. «Cet élevage compte plus de 20 000 animaux destinés à l’industrie agroalimentaire. Sa viande, c’est prouvé, est vendue dans les supermarchés Casino», a déclaré le juriste. Casino détient la plus importante chaîne de supermarchés au Brésil via sa filiale Pao de Açucar (GPA) et en Colombie via Exito.

Élevage: la suspension provisoire d'une antenne relais contestée devant le Conseil d'État

Quatre opérateurs de téléphonie mobile (Orange, Bouygues Télécom, Free et SFR), ainsi que l'État, se sont pourvus en cassation auprès du Conseil d'État après la décision du tribunal administratif de Clermont-Ferrand de suspendre une antenne relais soupçonnée de nuire à la santé d'un troupeau laitier, a appris l’AFP le 9 juin auprès de la fédération française des télécoms. «Cette antenne couvre environ 450 foyers et si elle ne fonctionne plus, il n'y aura plus d'accès aux numéros d'urgence», a souligné une porte-parole de la fédération. Le 23 mai, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand avait ordonné la suspension pour deux mois d'une antenne 4G, soupçonnée par Frédéric Salgues, un éleveur de Mazeyrat-d'Allier (Haute-Loire), de nuire à la santé de son troupeau. Le tribunal avait donné trois mois à l'État et aux opérateurs pour procéder à l'interruption et organiser la sécurité et les appels de secours dans la zone concernée. Depuis l'installation de cette antenne, en juillet 2021, M. Salgues, dont le troupeau est situé à environ 200 mètres, dit avoir perdu une quarantaine de vaches sur 200, constatant en parallèle une baisse importante de sa production de lait.

Administration: Bruno Ferreira passe de la DGAL à la Draaf Auvergne-Rhône-Alpes

Par un arrêté paru le 8 juin, le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a nommé Bruno Ferreira au poste de directeur de la Draaf Auvergne-Rhône-Alpes. Bruno Ferreira était directeur général de l'alimentation (DGAL) depuis 2019. Il a été remplacé par Maud Faipoux, jusqu'ici conseillère technique agricole à Matignon.

Cabinet de Marc Fesneau: Victor Schmidt passe de chef à conseiller com'

Par un arrêté paru le 8 juin, le nouveau ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a nommé Victor Schmidt conseiller communication de son cabinet, à compter du 21 mai 2022. Victor Schmidt était jusqu'ici le chef de cabinet de Julien Denormandie, fonction qu'il occupait depuis 2020 Rue de Varenne, et précédemment auprès de la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault.

Arnold Puech d’Alissac (FNSEA) élu président de l’Organisation mondiale des agriculteurs

Le Français Arnold Puech d’Alissac (FNSEA) a été élu président de l’Organisation mondiale des agriculteurs (OMA) le 8 juin, à l’occasion de son assemblée générale à Budapest (Hongrie). Il remplace, pour un mandat de deux ans, Theo de Jager (Afrique du Sud). Arnold Puech d’Alissac occupait depuis 2020 le poste de vice-président de l’OMA. Le conseil d'administration est également composé de représentants d'Océanie (Katrina Sarah Milne, Nouvelle-Zélande, vice-présidente), d'Amérique du Nord (Mary Robinson, Canada), d'Asie (Sok Sotha, Cambodge), d'Afrique (Elisabeth Nsimandala, Ouganda) et d'Europe (Kati Partanen, Finlande).

Agrofourniture: Ronan Vanot nommé directeur général d'Adivalor

Adivalor, filière de gestion des déchets de l’agrofourniture, annonce la nomination le 1er juin de Ronan Vanot comme directeur général. Il succède à Pierre de Lépinau, à la tête de l’éco-organisme depuis sa création en juillet 2001; M. de Lépinau reste d.g. délégué jusqu’en septembre «pour accompagner cette transition», d’après un communiqué. Ronan Vanot (42 ans) possède quinze ans d’expérience dans l’agrofourniture, où il a exercé des fonctions commerciales, techniques et marketing, souligne Adivalor.

Retrouvez l'agenda de la semaine agricole du 13 juin

Lundi 13 juin
Conseil des ministres de l'Agriculture de l'UE à Luxembourg (clauses miroirs, directive sur l'utilisation durable des pesticides, situation des marchés agricoles, IG)
Conférence de presse de Cristal Union (sucrerie)
Conférence de presse de l'AOP Fourme de Montbrison (fromages)
Conférence de presse d'Axema (machinisme)

Mardi 14 juin
Conférence de presse du BRGM (nappes phréatiques)
Évènement LFDay, organisé par la Ferme digitale (start-up agricoles)
Évènement de l'incubateur de start-up du marché de Rungis
Conférence de presse de la fondation Lactel
Conférence de presse des Journées de l'agriculture
Conférence de presse de Natexbio (aval de la filière bio)
Visites d'essais en serre et plein champ du CTIFL (fruits et légumes)

Mercredi 15 juin
Rencontres professionnelles sur le mal-être des agriculteurs
Conférence de presse du Sommet de l'élevage
Visites d'essais sol et hors sol du CTIFL (fruits et légumes)

Jeudi 16 juin
Congrès européen de la bio, à Bordeaux, jusqu'au 17 juin
Assemblée générale de l'Unifa (fertilisants)
Conférence de LCA (coopération) et Groupama sur la gestion des risques en grandes cultures
Conférence de presse de Syndifrais (produits laitiers frais)
Conférence de l'Areflh (fruits et légumes) sur les conséquence de la situation géopolitique

Vendredi 17 juin
Convention de la meunerie
Journées de l'agriculture, jusqu'au 19 juin