Bovins lait : une érosion démographique particulièrement aiguë

D’après les observations de l’Idele, le taux de remplacement des éleveurs laitiers est plus faible que parmi l’ensemble des agriculteurs. Cela n’est pas dû à la faiblesse des installations mais plutôt à une vague de départs qui s’explique par l’histoire de la filière. L’attractivité du métier d’éleveur, elle, se maintient.

C’est un constat bien connu, celui du vieillissement des chefs d’exploitation. En 2000, 32 % des chefs d’exploitation laitière avaient plus de 50 ans, c’est 48 % aujourd’hui dont 28 % de plus 55 ans. « Ce déséquilibre démographique ne vient pas des entrées, il vient des départs », a démontré Christophe Perrot, chargé de mission à l’Idele (institut de l’élevage), venu présenter les résultats de l’Observatoire des actifs travaillant dans les exploitations laitières à l’occasion d’un colloque organisé par la Confédération paysanne et le Cniel à Sées (Normandie), le 18 novembre.