La forêt française continue de s’étendre, avec une progression de 100 000 hectares par an en moyenne au cours des quinze dernières années, mais elle va de plus en plus mal. Sous l’effet du changement climatique et des pressions biologiques et humaines, sa mortalité « a été multipliée par 2,5 entre les deux dernières décennies », a annoncé le 7 octobre l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). La mortalité annuelle des forêts du territoire métropolitain a atteint en moyenne 18,1 millions de mètres cubes par an entre 2016 et 2024, contre 7,4 Mm³/an sur 2005-2013. Même si cela ne représente que 0,6 % du volume total de bois vivant sur pied, l’augmentation est « inquiétante », a souligné mercredi Nathalie Derrière, ingénieure à l’IGN. La production biologique, soit la croissance de tous les arbres, annuelle moyenne est « en diminution significative » d’environ 8 % sur les dix dernières années, par rapport à la période 2005-2013. Cette mauvaise santé des forêts françaises affecte également leur capacité à séquestrer du carbone, avec un bilan du puits forestier français s’élevant à 39 millions de tonnes de CO₂ séquestrées par an en moyenne entre 2016 et 2024, soit un « ralentissement […] notable » d’environ 38 % par rapport à 2005-2013.
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