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Influenza : mesures complémentaires en Pays-de-la-Loire

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Le bassin de productions de volailles de chair des Pays-de-Loire, particulièrement exposé et vulnérable à l’influenza, fait l’objet d’un renforcement des mesures de biosécurité.

Dans un communiqué du 5 octobre, la Draaf des Pays-de-la-Loire (préfecture) annonce et décrit sommairement une série de « mesures renforcées » contre l’influenza aviaire hautement pathogène sur une vaste Zone de mesures complémentaires (ZMC) couvrant l’intégralité des départements de Vendée et du Maine-et-Loire ainsi qu’une partie de la Loire-Atlantique au nord et des Deux Sèvres.

Cette décision était attendue des participants au Cropsav (orientation des politiques sanitaires) du 29 septembre, qui avaient souligné la densité particulièrement forte de cette zone en élevages avicoles et en oiseaux sauvages susceptibles d’apporter la maladie, ainsi qu’en certaines productions aux contraintes techniques spécifiques. La Draaf souligne dans son communiqué que cette zone a concentré plus des deux tiers des cas nationaux d’influenza de 2025-2026 en élevages commerciaux.

Troisième dose obligatoire

Les mesures complémentaires consistent en une troisième dose vaccinale des palmipèdes (abattus plus de six semaines après la primo-vaccination), une surveillance accrue des mouvements, et dans les zones réglementées autour d’un foyer, des règles de biosécurité et des mesures renforcées. Pas de possibilité de remplacer le schéma vaccinal à trois doses par le protocole hétérologue à deux doses (un vaccin différent entre la primo-vaccination et le rappel), autorisé pour la nouvelle campagne, indique la Draaf. Les mouvements d’animaux, en question sont les départs vers l’abattoir ou des déplacements vers d’autres élevages (de gavage en particulier). « L’enjeu est de détecter le plus rapidement possible l’éventuelle introduction du virus au sein du site afin de freiner très rapidement sa diffusion », explique ce service.

Des arrêtés départementaux ont été signés le 6 octobre, qui constitueront « le cadre qui permettra aux professionnels de poursuivre leur réflexion inter-filières », formule le communiqué. « Les filières pourront tout à fait définir des protocoles supplémentaires discutés entre filières, tant dans la mise en œuvre que dans le financement, en s’appuyant sur les dispositions nationales et régionales et l’expertise des DDPP et de la Draaf », indique le service.

L’an dernier, les acteurs régionaux avaient pris l’initiative concertée de procéder à des abattages priorisés ou anticipés afin de limiter l’expansion en tache d’huile de la maladie. Aucun encadrement réglementaire n’est prévu, à date, pour mettre en œuvre de telles mesures. Les mesures complémentaires prises cette année visent à limiter l’apparition des foyers. Elles « interviennent donc en amont », soulignent le service de la Draaf.

SC

« détecter le plus rapidement possible l’éventuelle introduction du virus »