La coopérative Arterris et la start-up GuaTecs ont annoncé, dans un communiqué du 24 septembre, la plantation de 3,2 ha supplémentaires de guayule, un petit arbuste originaire du désert mexicain qui produit naturellement un latex. Cette expansion intervient après l’implantation d’une parcelle expérimentale de 0,5 ha sur la ferme de Bonanza, à Alzonne (Aude) en 2024. Ce premier essai « encourageant » avait notamment permis de vérifier l’adaptation de la plante aux conditions pédoclimatiques du Sud et du Sud-Ouest de la France, de tester les itinéraires culturaux et d’étudier les solutions de mécanisation de la récolte.
Arterris cherche de nouveaux leviers de diversification pour l’agriculture méditerranéenne. Particulièrement adapté aux environnements semi-arides, le guayule a la particularité de maximiser sa teneur en polyisoprène, le composant naturel du latex, lorsqu’il est soumis au stress thermique et hydrique. Exploitable pendant environ huit ans, le guayule peut faire l’objet de plusieurs récoltes espacées de deux ans avant que la plante ne s’épuise. Il s’accommode de sols pauvres, calcaires ou caillouteux et ne connaît, à ce jour en France, ni ravageurs ni maladies. « Cette filière nous paraît particulièrement prometteuse car elle permet à la fois de répondre aux contraintes du changement climatique et d’offrir une alternative aux terres en déprise, sans concurrencer les surfaces de cultures alimentaires », explique Marc Reymond, directeur qualité innovation développement chez Arterris. À horizon cinq ans, GuaTecs espère produire 10 000 tonnes de polyisoprène par an, soit près de 10 % du marché européen, grâce au développement de plusieurs dizaines de milliers d’hectares de guayule.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
JJ